‹ L’évolution de la moraleChapitre 255 sur 372 · Lccky, llislory of European morals, etc., t. H, p · texte numérisé non relu

Lccky, llislory of European morals, etc., t. H, p

LA MORALE BARBARE

giiées. En 322, loi décidant que les enfants de parents, trop pauvres pour les élever, seront nourris et habillés aux frais de l’État; en 330, loi rendant propriétaire de l’enfant celui qui l’aura sauvé ; en 329, loi autorisant le père à reprendre l’enfant, non exposé, mais vendu, moyennant remboursement ; mais une loi païenne avait permis au père de reprendre quand même l’enfant, moyennant la seule indemnité \

Une autre loi de Constantin assimila au parricide l’infanticide^; elle visait surtout l’Afrique et les sacrifices religieux des enfants.

Tbéodose décida que les enfants vendus pourraient récupérer gratuitement leur liberté; mais la mesure fut rapportée par Valentinien III et la vente des enfants, en cas de grande nécessité, continua bien longtemps après Tbéodose^.

A plus forte raison, l’avortement ne semblait point immoral aux anciens. Le fœtus, selon eux, faisait partie de la mère; elle en pouvait disposer. Aristote a conseillé sans hésiter l’avortement comme mesure légale, en cas de croît excessif de la population. A Rome, c’était une pratique courante, ayant même donné lieu à une profession. Il faut arriver à Ovide pour trouver à ce sujet l’expression d’un bbïme : « Si une femme, dit-il, meurt pour s’être fait avorter, tous ceux qui la voient porter sur son lit funèbre s’écrient qu’elle a bien mérité son sort. » Sur ce point de morale, si important, le progrès finit donc par s’accomplir, mais avec quelle lenteur!

■1. Codex Theod., lib. Xf, tit. xvii. — Lib, Y, lit. vu, lit. viii.

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