‹ L’évolution de la moraleChapitre 335 sur 372 · Ibid., X, p · texte numérisé non relu

Ibid., X, p

à-dire avoir eu des enfants, le brahmane vieillissant doit se retirer dans les forêts. Là «. qu’il se roule sur la terre ou qu’il se tienne, tout un jour, sur le bout des pieds ; qu’il se lève et s’asseye alternativement ». Dans la saison chaude, qu’il supporte l’ardeur de cinq feux (quatre autour de lui et le soleil sur sa tète^).

Il faut dompter ses organes ; « L’homme qui entend, qui touche, qui voit, qui mange, qui sent des choses qui peuvent lui plaire ou lui répugner sans éprouver ni joie, ni tristesse, doit être reconnu comme ayant dompté ses organes - ».

Dans la Bhagavad-Gitâ, Vichnou lui-même nous fait le portrait du sage, selon la religion.

« Ouand il a chassé tous les désirs... quand il est inébranlable dans les revers, exempt de joie dans les succès ; quand il a chassé les amours, les terreurs, la colère, il est dit alors solitaire ferme en la sagesse;

» Si, comme la tortue retire à elle tous ses membres, il soustrait ses sens aux objets sensibles, en lui la sagesse est affermie ;

» L’homme égal envers ses ennemis et ses amis, égal aux honneurs et à l’opprobre, égal au froid, au chaud, au plaisir, à la douleur, exempt de désir ;

» Égal au blâme et à la louange, silencieux, toujours satisfait, sans domicile, ferme en sa pensée, mon serviteur, est un homme qui m’est cherL »

Que toute cette morale ascétique soit antisociale et par suite immorale, il est presque inutile de le faire remarquer. A en croire l’évêque Ileber, cette éthique absurde aurait porté scs fruits : « Je n’ai jamais vu, dit-il en parlant des Hindous, une race d’hommes, chez qui le niveau moral soit plus bas, qui

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