‹ L’évolution de la moraleChapitre 337 sur 372 · Heber, Journal, etc., t. III, p · texte numérisé non relu

Heber, Journal, etc., t. III, p

2. Légende bouddhique, ia D. Saint-llilaire, le Bouddhisme, p. 107.

l’ascétisme, le célibat, riiumililé, la résignation quand même, aussi par la charité animalitaire, en épargnant les animaux, même nuisibles, en rachetant des poissons pêchés pour les rendre à leur élément, etc. Une légende raconte, que le Bouddha donna son corps à manger à une tigresse affamée Là aussi la morale a totalement perdu de vue l’utilité sociale et, dans le décalogue bouddhique, le commandement de ne pas avoir un lit trop large est aussi important que ceux de ne pas tuer, de ne pas voler, de ne pas mentir ^

La morale judaïque a moins d’envergure ; elle est faite pour un petit peuple et ne se soucie ni d’animalité, ni même d’humanité. Elle a pourtant certains côtés relativement élevés, que j’ai précédemment signalés, mais ces côtés tiennent simplement au degré de développement mental où l’on était arrivé en Israël, Pour tout ce qui est clérical, le jéhovisme est aussi absurde que le brahmanisme.

La bible est toute semée de prescriptions atroces ou déraisonnables. Pour Jéhovah, les crimes inexpiables sont l’idolâtrie et le blasphème. Il faut lapider sans rémission quiconque vous pousse à l’idolâtrie, fût-ce un fils, une lille, un frère, une épouse. Il faut exterminer les habitants et les animaux, détruire même les meubles des villes idolâtres ayant attiré et converti des Hébreux L

Le blasphémateur doit être lapidé*, de même le sorcier®. La mort à quiconque recourt à des magiciens®. C’est de la justice à la mode des nègres de l’Afrique centrale. Jéhovah ressemble aussi à certaines idoles des riverains du Niger par

Page 1