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nécessité chez l’autre une réintervention avec établissement d’une entéro-anastomose de BRAUN. Ces deux cas ont d’ailleurs bien guéri dans la suite.
Accidents pulmonaires : x a présenté le jour de l’opération un œdème pulmonaire grave, qui a cédé à une saignée abondante et que l’on doit imputer à une atteinte par les gaz pendant la guerre.
Outre les légères bronchites sans gravité, signalées plus haut, 3 malades ont eu des bronchites plus sérieuses avec forte élévation thermique pendant 5 ou 6 jours. 3 ont fait 8 jours après l'intervention de petites embolies pulmonaires avec constitution d’un infarctus qui s’est résolu sans incident.
3 enfin, ont eu des accidents pulmonaires graves :
1 broncho-pneumonie immédiate bilatérale s’est terminée par la mort au 6® jour.
1 pneumonie s'est terminée par la formation d'un empyème qui a guéri après thoracotomie.
Le réveil tardif, 15 jours après l'opération, LA bacillose latente passée inaperçue et qui prit dès lors une évolution foudroyante, entraînant la mort en l’espace de trois semaines. Nous ne croyons pas devoir tenir compte de ce cas dans l'appréciation de la mortalité opératoire. Voici d’ailleurs son observation :
Ad. Isidore, 39 ans.
Présente depuis 18 ans des signes d’ulcère gastrique qui donnent dans les derniers mois des symptômes de sténose prononcée.
Etat à l'admission: Le 1°7 août 1925: très mauvais état général. Forte sténose.
Opération: le 8 août 1921: ulcère récent comme aspect, siégeant sur le pylore. Sténose cicatricielle. Ligature du pylore avec une bandelette aponévrotique. G. E. :
Suites immédiates: La guérison semble se faire sans incident jusqu’au 22 août, 15 jours après l'opération, date où le malade commence à se lever. Il prend froid ; frissons, élévation de température, signes de bronchopneumonie aux deux bases. La mort survient le 15 septembre.
Autopsie: Elle montre une tuberculose pulmonaire des deux bases qui, torpide et passée inaperçue jusqu’à l’opération, a subi de son fait un coup de fouet et a évolué très rapidement. On n’a malheureusement pas noté l’état de la ligature du pylore.
Si maintenant nous essayons de comprendre ces accidents, en les rapportant à la nature des cas, nous constatons que les deux embolies pulmonaires se sont produites chez des malades atteints de petits ulcères sans aucune réaction inflammatoire, et en période de calme. Il en est de même des accidents pulmonaires graves, à l'exception de la broncho-pneumonie mortelle, qui s’est produite chez un malade en période de crise douloureuse extrêmement violente, saignant, et chez qui l'opérateur put constater une très forte réaction inflammatoire récente avec œdème marqué, et aspect succulent des adhérences autour d’un gros ulcère calleux.
Wi. Georges, 62 ans.
Signes d’ulcère depuis 18 ans. À eu des hématémèses.
Etat de l'admission.: Maigreur extrême, faiblesse, signes de sténose: clapotage et péristaltisme visible. Douleurs excessivement vives.
Selles : réaction de Weber fortement positive.
Opération: Le 1° août 1918. Forte dilatation gastrique. Gros ulcère calleux du pylore, très adhérent, inextirpable, entouré d’adhérences fraîches très enflammées. On ligature l'antre pylorique avec une bandelette aponévrotique. G. E.
Suites immédiates : Aussitôt, se déclare une forte bronchite. Le pouls et la température s'élèvent. Le 3 août, on découvre aux deux bases des signes de broncho-pneumonie. La mort survient le 6° jour après l’opération du fait de cette complication.
Autopsie : On n'a malheureusement pas noté à cette époque l'état de la ligature du pylore.
Ce cas semble donner raison à la théorie du Prof. Du- VAL sur le rôle de l’état infectieux des ulcères dans les suites opératoires. Il faut cependant tenir compte que de nombreux autres malades étaient porteurs d’un ulcère fortement enflammé, siège de phénomènes infectieux récents, qui ont guéri sans la moindre complication. Malgré tout, il est évidemment préférable d’opérer à froid chaque fois qu’on le peut.
Mortalité: Quelle a été la mortalité globale? Nous avons pu compter II0 opérations de ce genre pour ulcère pyloro-duodénal chronique non perforé, dont 3 morts post-opératoires parmi lesquelles les deux cas rapportés ci-dessus. Le 3° est malheureusement obscur, les détails de l’observation ayant été perdus :
Zi. Albert.
Opération : le 11 octobre 1916 : ulcère de la région pyloroduodénale. Exclusion par ligature avec une bandelette aponévrotique. G. E.
Suites immédiates : Mort quelques jours après l'opération. Nous manquons de détails sur les causes et les circonstances
de cette mort.
Nous avons donc au total, si nous faisons abstraction de l'observation 1 où la mort n’est pas imputable à l'opération, une mortalité globale immédiate de 2 pour 109 soit environ 1,80 %,, chiffre plus bas que la moyenne des chiffres de mortalité contenus dans les plus récentes statistiques de gastro-enterostomie.
Nous avons cherché à revoir tous les malades sur qui avait été pratiquée à la clinique chirurgicale B la ligature du pylore pour ulcère.
Sur 110 opérés il ne nous a été possible d’en revoir que 70. 3 étaient morts immédiatement après l’opération ; 2 sont morts entre temps et nous l'avons appris sans parvenir à nous procurer de renseignements sur leur compte. Enfin, 35 sont pour la plupart partis pour l'Allemagne sans laisser d’adresse.
Le temps d'observation varie beaucoup d’un cas à l’autre. Le plus long concerne un malade opéré en 1914 que nous avons revu en 1927, c'est-à-dire 13 ans après. La moyenne des cas observés a été suivie de 4 à 10 ans. Chaque fois, nous avons pratiqué l’examen complet des sujets et fait le contrôle radiologique du fonctionnement gastrique. Nous avons délibérément renoncé à rechercher dans tous les cas les modifications du chimisme stomacal ; nous savons que les résultats ainsi obtenus après gastro-entérostomie sont faussés par la présence dans l'estomac de bile et de suc pancréatique qui refluent par l’anastomose. Ils n'ont par suite aucune valeur. En outre, cette épreuve est trop désagréable pour la faire subir à des sujets complètement guéris et qui ne viennent qu'à contre-cœur se soumettre à l'examen médical.
Nous nous sommes borné à noter la valeur de la guérison obtenue: disparition des troubles antérieurs, persistance ou modification des symptômes autrefois constatés, tolérance obtenue vis-à-vis des aliments et des boissons, et à voir derrière l'écran comment se comporte le pylore exclu et l’anastomose, et quels sont les changements apportés à l’image radiologique primitive par l'intervention.
Ce faisant, nous avons pu constater un certain nombre de guérisons parfaites où rien ne subsiste des anciennes douleurs, des troubles subjectifs ou objectifs constatés autrefois. Mais nous avons revu aussi de nombreux malades que l'opération n'a pas soulagés. Chez les uns, nous avons pu mettre en évidence la persistance de l’ancien ulcère, chez d’autres, la formation d’un ulcère peptique anastomotique. Il en est qui souffrent du rétrécissement de la G. E. D’autres enfin, présentent des troubles de gravité variable, plus ou moins nets, dont la pathogénie ne nous est pas apparue clairement (ulcères peptiques, anciens ulcères persistants, troubles névropathiques?).
Beaucoup ont été réopérés et nous avons pu contrôler «de visu » le sort de l'exclusion du pylore par ligature avec matériel autoplastique. Nous avons suivi ces réopérés le plus longtemps possible pour nous rendre compte de la valeur de ces réinterventions.
Nous avons classé nos observations suivant le résultat obtenu: Guérisons complètes immédiates (A), Guérisons tardives (B), Persistance des anciens troubles (C), Persistance de l’ulcère (D), Rétrécissements de l’'anastomose (E) et ulcères peptiques (F).
A. — Guérisons complètes.
Par ce terme nous entendons le retour à la normale, du point de vue objectif et subjectif :
Subjectivement, les troubles antérieurs ont totalement disparu: douleurs, éructations acides, lourdeurs après les repas, digestions difficiles, hémorragies. Tout cela a été supprimé radicalement par l'opération.
Obgjectivement, on se trouve en présence de sujets bien portants, en excellent état de nutrition. La palpation abdominale ne provoque plus aucune douleur.
L'examen radiologique ne montre ni spasme, ni hyperpéristaltisme marqué, ni atonie, ni sténose. Les contours gastriques sont à peu près normaux.
Voici l'exposé de ces cas classés suivant le nombre d'années pendant lesquelles on a pu les suivre après l'opération.
Me. Sch., 38 ans.
Temps d'observation: 1 an.
Souffre de douleurs épigastriques après les repas depuis mai-juin 1925, deux à trois heures après l’ingestion d’aliments. Perte de l’appétit, amaigrissement.
Etat à l'admission: Le 30 novembre 1925. Etat général bon; point douloureux immédiatement au-dessus de l’ombilic.
Chimisme gastrique : Après repas d’épreuve,
HCI libre 1300 /00 HCI combiné — 2,55 %o
Selles: réaction de Weber négative.
Radioscopie : Estomac légèrement dilaté. Péristaltisme très fort. Antre pylorique large. Pylore irrégulier.
Opération: Le 3 décembre 1925. Cicatrice nacrée, étoilée, à la face antérieure du pylore. Exclusion par ligature un peu en amont avec le ligament rond. Gastro-entérostomie.
Suites immédiates: Aucun incident post-opératoire. Contrôle radiographique le 15 décembre 1925. La gastro-entérostomie fonctionne seule un peu lentement.
Suites éloignées: Se trouve parfaitement guéri. Supporte tous les aliments.
Revu le 1er décembre 1926 en très bon état.
Contrôle vadiographique : estomac normal, G. E. au point déclive fonctionnant normalement. Pylore fonctionne aussi,
mais ne laisse passer qu’un mince filet de temps à autre.
Kn. Joseph, 55 ans. Temps d'observation: 2 ans.
Le début des troubles gastriques remonte à 1918. Il est à cette époque hospitalisé deux fois. Melaena. Puis, alternative de bien-être et de douleurs. Légère amélioration après un régime, mais les troubles reviennent: douleurs tardives, vomissements très abondants et fétides.
Etat à l'admission: Le 13 mai 1925. Amaigrissement notable. Point douloureux épigastrique.
Chimisme gastrique: Après repas d’épreuve :
HCI libre — 1,80 %o HCI combiné — 2,55 %o
Selles: Réaction de Weber négative.
Radioscopie : Hyperpéristaltisme très fort. Estomac dilaté. Pas de sténose. Evacuation normale.
Opération : Le 19 mai 1925. Oedème de la paroi antérieure de l'estomac. Ulcère de la paroi postérieure du pylore, perforé dans le tissu pancréatique. Autour de lui, une épaisse masse lardacée. La résection semble difficile. E. L.1 G. E.
Suites immédiates : très simples, sans incident.
Suiles éloignées : S'est de suite trouvé guéri.
Revu le 4 février 1927. N'a plus jamais éprouvé de douleurs ou vomi. Supporte absolument tous les aliments, même la
! Dorénavant nous désignerons l’exclusion du pylore par ligature par l’abréviation E. L. ou E. F., suivant qu'elle aura été faite au ligament rond ou au fascia.
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bière, le vin, les épices. A repris son travail comme par le passé. Cicatrice bonne, pas d’éventration.
Contrôle radioscopique : L'estomac est de forme normale. La G. E. est au point déclive et fonctionne bien. Le pylore n’est pas visible. ‘
Sch. Albert, 46 ans. Temps d'observation: 2 ans.
Soufire depuis 1923 de douleurs épigastriques, survenant une demi-heure après les repas. Renvois acides, brûlures. A ce moment un examen radiologique faisait déjà poser le diagnostic d’ulcère gastrique. Un régime l’améliore trois mois, mais les troubles reprennent.
Etat à l'admission: Le 8 janvier 1925. Etat général bon. Sensibilité épigastrique, clapotage à jeun.
Chimisme gastrique : après repas d’épreuve :
HCI libre 2.550700 HCI combiné — n’a pas été recherché.
Radioscopie : Sténose pylorique sur base ulcéreuse.
Opération : Le 10 janvier 1925. Sur la face antérieure du pylore, on voit une plaque blanchâtre cicatricielle, qui s’injecte. Petit cratère palpable. E. L., G. E.
Suites immédiates: Simples, sans le moindre incident post-opératoire.
Suiles éloignées : S’est trouvé guéri de suite après l’intervention.
Revu le 10 janvier 1927, n’a plus aucun trouble gastrique. Supporte tous les aliments sans distinction. Boit vin, alcool et bière sans en éprouver de désagrément. Cicatrice bonne, pas d’éventration.
Contrôle vadiologique : L'estomac a repris sa forme normale. Le fond est à trois travers de doigt sous les crêtes iliaques. La G. E. fonctionne bien. Elle est à 8 cm. environ du pylore, au point déclive. Le pylore est à peine perméable et l'évacuation se fait en presque totalité par l’anastomose.
Kr. Georges, 43 ans. Temps d'observation: 3 ans.
Depuis 1919 douleurs dans la région épigastrique 1 heure et demie après les repas. Périodes d'amélioration, puis recrudescence.
Etat à l'admission: Le 2 juin 1924. Bon état général. Est porteur depuis plusieurs années d’un lupus encore en évolution de la face. Point douloureux épigastrique et au Mac Burney.
Chimisme gastrique: Après repas d’épreuve:
HCI libre 02060 HCl combiné "—" 2,62 %5
Selles: Réaction de Weber positive 1 fois, négative à plusieurs reprises.
Radioscopie : Estomac nettement excité, hypertonique.
Hyperpéristaltisme. Bulbe duodénal spasmodique.
Opération : Le 5 juin 1924. Sur la face antérieure du duodénum, à 1 cm. environ du pylore, petit ulcère typique (infiltration de la paroi, injection de la séreuse, cratère palpable). E. L., G. E., appendicectomie.
Suites immédiates : Sans particularité.
Suites éloignées: se trouve complètement guéri.
Revu le 3 février 1927. N’a plus jamais éprouvé de troubles gastriques. Supporte tous les aliments. Le froid seul lui donne encore des nausées et des sensations dé lourdeur gastrique.
Contrôle radioscopique : Estomac de forme normale, se vide de suite et très rapidement par la G. E. Le pylore ne laisse rien passer. L’anse afférente, fortement dilatée, se remplit en grande partie et reste remplie très longtemps. Après une heure elle contient encore une grande quantité de bouillie.
Hen. Jacques, 48 ans.” Temps d'observation: 3 ans.
Dès la première enfance douleurs abdominales fréquentes, vomissements avec diarrhées jusqu’à l’âge de 14 ans. Depuis 1918, souffre de nouveau de l’estomac tardivement après les repas.
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Etat à l'admission : le 16 juillet 1923. Etat général précaire.
Amaigrissement marqué. Région épigastrique très sensible. Chimisme gastrique après repas d’épreuve :
HCI libre — 0,95 %o HCI combiné — 1,39 %o
Opération, le 25 août 1923. Petit ulcère typique sur la première portion du duodénum, face antérieure. E. L., GE:
Suites immédiates: Bronchite légère, sans gravité. Pas d’autres complications.
Suites éloignées: S'est toujours bien porté depuis l’opération. N'a jamais éprouvé, et n'éprouve aucun trouble subjectif.
Revu le 9 décembre 1926 en assez bon état ; ne supporte pas les aliments lourds, tels que choucroute, lard, alcool, bière. À fréquemment des renvois acides.
Contrôle radiologique : Estomac de forme normale. Fond au niveau des crêtes iliaques. La G. E. fonctionne de suite. Le pylore fonctionne lentement. Péristaltisme intense, segmentant la bouillie, alternant avec des ondes très superficielles. G. E. douloureuse à la pression. Antre et pylore déformés. Bulbe normal. Evacuation complète en une heure.
(Malgré le manque de signes subjectifs, on doit se demander s’il ne s’agit pas ici d’un début d’ulcère peptique.)
Ca. Alphonse, 48 ans. Temps d'observation: 3 ans. Souffre depuis 1914 par intermittences. En 1923 des douleurs surviennent régulièrement 2 à 3 heures après les repas. Etat à l'admission: Le 4 août 1924. Bon état général, point douloureux épigastrique médian.
Chimisme gastrique : après repas d’épreuve :
HCI libre 10,500, HCI combiné — 1,24 %o Radioscopie: Estomac dilaté. Fort péristaltisme. Antre pylorique large. Pylore difficilement perméable. Retard d'évacuation.
Opération: Le 8 août 1924. Ulcère de la face antérieure du pylore. E. F.,.G'E:
Suites immédiates : Sans complications.
Suites éloignées : S’est toujours bien porté depuis l’opération.
Revu le 16 mars 1927, en très bon état, mangeant et buvant de tout. Seuls les aliments très lourds sont mal digérés.
Contrôle yadioscopique : Estomac de forme normale. La G. E. est au point déclive et fonctionne bien. Le pylore n’est pas visible.
Hoe. Louise, 50 ans. Temps d'observation: 3 ans.
Depuis 1918 souffre de l’estomac quelques heures après les repas. Le 9 octobre 1920, très forte hématémèse. Trois semaines plus tard, nouvelles douleurs accompagnées de «faim douloureuse ». Pyrosis.
Etat à l'admission: le 6 décembre 1920. Région épigas-
trique douloureuse à la pression.
Chimisme gastrique : après repas d’épreuve :
HCI libre —05,04 0
HCcombnee es 7R 7 Selles: Réaction de Weber fortement positive. Radioscopie : Estomac bas situé, très dilaté. Antre pylo-
rique large. Péristaltisme de sténose. Pylore irrégulièrement formé. Retard d'évacuation de 8 heures.
Opération: le 27 mars 1924. Sur la face antérieure du duodénum, petit ulcère (injection de la séreuse, induration, Périduodénite). E. L., G. E.
Suites immédiates : Sans incident.
Contrôle radioscopique le 14 avril 1924. La G. E. fonctionne bien. L'estomac se vide lentement.
Suites éloignées: Se trouve parfaitement guérie depuis l'intervention.
Revue le 16 février 1927 en très bon état. Mange sans troubles n’importe quel aliment.
Contrôle yadioscopique: La G. E. fonctionne bien. Elle est au point déclive. Le pylore n’est pas visible.
Fr. Auguste, 46 ans. Temps d'observation: 3 ans.
En août 1923 aurait eu une hémiplégie transitoire. Le 8 avril 1924, en pleine santé, survient une hématémèse très abondante, sans prodrome.
Etat à l'admission : le 8 avril 1924. Anémie aiguë. A peine après son admission, fait une nouvelle hématémèse.
Lorsque le malade est remis de cette hémorragie, on intervient.
Opération : le 5 mai 1924, à la partie supérieure du pylore, petit épaississement avec une légère excavation. E. L., GE: ’
Suiies immédiates : Sans incident.
Suites éloignées : S’est trouvé guéri du jour de l’opération.
Revu le 2 février 1927, en très bon état. N’a jamais plus souffert de l’estomac. N’a jamais saigné. Supporte tous les aliments. È
Contrôle radiologique : Estomac de forme normale. La G. E. située au point déclive fonctionne bien. Le pylore n’est pas perméable.
Heiï. Joseph, 51 ans. Temps d'observation: 3 ans.
Depuis le début de mars 1924, douleurs en ceinture 2 à 3 heures après le repas, se terminant par des vomissements.
Etat à l'admission, 12 avril 1924: Bon état général. On constate, en plus d’une petite hernie épigastrique, des signes de sténose pylorique: clapotage, estomac nettement reconnaissable sous la paroi, avec ondes péristaltiques visibles.
Chimisme gastrique : après repas d’épreuve: HCI libre — 2,58 %0 HCI combiné — 3,28 %
Selles : réaction de Weber positive.
Radioscopie : Estomac en forme de crochet. Antre pylorique large. Région pyloro-duodénale se remplit mal. Péristaltisme énergique par intermittences. Retard d'évacuation.
Opération: le 19 avril 1924. Sur la face antérieure du duodénum, juste à côté du pylore, un petit ulcère, non calleux, avec petit cratère. E. L., G. E.
Suites immédiates: Légère élévation de température du
2° au 6€ jour, due à un peu de bronchite.
Suites éloignées: Du point de vue gastrique, s’est parfaitement bien porté depuis l'opération. Mais il souffre d’un enrouement très marqué depuis la même année.
Revu le 16 mars 1927, en très bon état. Supporte tous les aliments. Le larynx présente des végétations multiples qui font soupçonner une syphilis, mais le Wa. est négatif.
Contrôle radiologique : La G. E. fonctionne immédiatement et vite. Elle est assez loin du pylore, à 15 ou 20 cm. environ, un peu au-dessus du point déclive. Le pylore laisse passer de temps à autre un peu de bouillie. Evacuation en 1 heure et demie.
Suites éloignées: se trouve complètement guéri depuis l'opération. ;
Revu le 13 janvier 1927, en très bon état. Supporte tous les aliments ; cependant, par prudence, suit encore un régime. En novembre 1926, a eu une crise de fortes diarrhées en même temps qu'une forte douleur épigastrique. Mais cela ne s’est pas renouvelé. Il a actuellement des selles très régulières. La cicatrice est un peu faible, mais on ne constate pas à proprement parler d’éventration.
Contrôle yadiologique: Le passage est normal. La G. E.
fonctionne immédiatement et très vite. Le pylore n’est pas visible. |
Wit. Joseph, 47 ans. Temps d'observation: 3 ans.
Souffre de l'estomac depuis le mois de septembre 1917, sous forme de douleurs une à deux heures après les repas. Intermittences de 1917 à 1919. A cette époque on constatait une forte hyperchlorhydrie. Soigné médicalement jusqu’en 1923. À cette date une radioscopie montrait un hypertonus, un hyperpéristaltisme, un bulbe duodénal déformé.
Etat à l'admission: le 27 mars 1924. L'élément principal est la douleur extrèmement violente 2 à 4 heures après les repas. Etat général défectueux. Muqueuses pâles. Wassermann négatif. Point douloureux à gauche de la ligne médiane sous les fausses côtes.
Chimisme gastrique : après repas d'épreuve :
HCI libre = 0,66 Lo HCI combiné — 1,30 %o
Selles: Réaction de Weber négative.
Radioscopie : Estomac hypertonique. Déformation du bulbe duodénal. Evacuation irrégulière.
Opération: 29 mars 1924. Sur la face antérieure du duodénum près du pylore cicatrice étoilée, injectée, correspondant à un épaississement avec petit cratère.
Suites immédiates : Sans particularité, à part une déhiscence de la paroi. Cette petite complication guérit d’ailleurs sans incident.
Suites éloignées: Le malade est complètement guéri de son ulcère.
Revu le 3 février 1927 en très bon état. Supporte tous les aliments sans aucun trouble. Pas de renvois acides. Seul le froid occasionne de légères douleurs. Eventration opératoire assez large, mais qui ne le gêne nullement. Il ne veut pas la faire opérer.
Contrôle radioscopique : Estomac de forme normale. La G. E. au point déclive fonctionne très bien. Le pylore ne laisse rien passer. L'estomac est vide en 1 h. 1/2.
* Des documents nécessaires pour la rédaction de certaines Observations nous étant parvenus trop tardivement nous avons dû intercaler ici les Observations 14 à 29, paginées 55 a à 55n.
Wa. Jean, 60 ans. Temps d'observation: 3 ans.
Souffre de l'estomac depuis 1921, par intermittences. À suivi un régime strict sans résultat.
Etat à l'admission: le 28 mai 1923. Bon état général. Wa. négatif.
Chimisme gastrique : après repas d'épreuve :
HCI libre —10 0080 HCl'combiné —="r,750/0
Radioscopie : Estomac en forme de crochet. Bas-fond à 4 travers de doigts sous les crêtes iliaques. Antre du pylore effilé. Contours du pylore effacés. Pylore peu mobile. Evacuation ralentie. Pas d’hyperpéristaltisme.
Opération : le 24 mars 1924. Sur le bord supérieur du pylore, on constate une petite cicatrice, qui s’injecte fortement après friction. Pylore peu rétréci. Paroi peu épaissie. E. L., G. E.
Suites immédiates: Simples à part un hoquet persistant, contre lequel aucun médicament n’a d'effet et qui dure quatre jours, occasionnant une forte déhiscence de la suture.
Suites éloignées : Le malade vient se faire réopérer pour l’éventration en décembre 1924. La guérison est parfaite. À l'opération on peut constater le bon état de la G. E.
Revu le 9 décembre 1926 en très bon état. La guérison se maintient. Supporte tous les aliments sans aucun trouble. La cicatrice est bonne cette fois.
Contrôle vadioscopique: Estomac de forme normale. Péristaltisme normal. G. E. au point déclive fonctionne immédiatement bien. Après quelques minutes le pylore fonctionne également. Il n’est pas déformé ni douloureux.
Evacuation à parties égales par le pylore et l’anastomose en 1 heure et demi environ.
Br. Henri. Temps d'observation: 3 ans.
En 192: souffre déjà de l’estomac. Un traitement médical
COLA A SCENE ne ETES PA LS Lg LA LA RIRE UV LE 2 r
l’améliore. En 1924 nouvelles douleurs, brûlures. Vomissements.
Etat à l'admission: le 8 septembre 1924. Etat général défectueux. Wa. négatif. Point douloureux exquis de la région épigastrique.
Chimisme gastrique : après repas d’épreuve :
HCI libre Nr 770 ÉCISCOMINE = 1244590
Radioscopie : antre pylorique très dilaté, contraction excessivement forte et profonde sans évacuation au début. Puis, évacuation assez rapide.
Opération : le 13 septembre 1924. Sur la face supérieure du pylore un petit ulcère typique, rétrécissement du pylore. ESS GUE
Suites immédiates : normales sans incident.
Suites éloignées: s’est bien porté depuis l'opération. Ne s’est pas rendu à notre convocation, mais a répondu le 16 mars 1927 qu'il ne souffre plus de rien et supporte tous les aliments.
Ber. Jérôme, 28 ans. Temps d'observation: 3 ans.
En mai 1921, douleurs gastriques après les repas. Un premier séjour à la clinique fait porter le diagnostic d’ulcère gastrique. En 1922 les douleurs reviennent une à deux heures après les repas, suivies de vomissements acides.
Etat à l'admission : Le 18 décembre 1922. Bon état général. Signes de sténose gastrique: clapotage, tension intermittente de l’estomac après percussion.
Chimisme gastrique à jeun:
50 cm® de liquide hyperacide, après repas d’épreuve :
HCI libre — 2,26 Lo HCI combiné — 2,06 Lo
Selles: Pas de sang occulte.
= 55 C er
Radioscapie : Le fond.est à 4 travers de doigts au-dessous des crêtes iliaques. Dès le début spasme très prononcé au tiers moyen de l'estomac. Antre pylorique élargi. Bientôt antipéristaltisme intense. Contour supérieur du pylore rigide. Evacuation en temps normal.
Opération: 6 janvier 1923. Grand ulcère calleux sur la face antéro-supérieure du pylore. E. F., G. E.
Suites immédiates : Simples, sans incident.
Suites éloignées : Se trouve bien guéri. Revu le 26 janvier 1927 en très bon état. N'a jamais plus ressenti de douleurs gastriques. Mange impunément de tous les aliments. Boit vin, bière et alcool.
Contrôle radioscopique : Estomac de forme normale. G. E.
au point déclive, fonctionne normalement. Le pylore ne laisse rien passer.
Dir. Albert, 37 ans. Temps d’observation: 4 ans. En 1917 commence à souffrir de l’estomac. En 1920, souffre de nouveau, trois à quatre heures après les repas. Vomissements tardifs de temps à autre, qui le soulagent.
Etat à l'admission : Le 23 mai 1923. Bon état de nutrition. Abdomen souple, pas de point douloureux.
Radioscopie : Pylore en dextroposition. Le pylore ne s'ouvre que 15 minutes environ après l'ingestion de la bouillie. Hyperpéristaltisme. Bulbe duodénal en contraction spastique. Evacuation retardée: deux heures après l’ingestion encore un tiers de la bouillie dans l'estomac.
Opération: Le 30 mai 1923. Sur le duodénum, un petit ulcère typique, juxta-pylorique, avec injection de la séreuse, paroi indurée. Quelques adhérences. E. L., G. E.
Suites immédiates : Simples, sans incident.
Suiles éloignées: S’est toujours bien porté depuis l’opération. N'a jamais plus ressenti de douleurs. Mange de tout,
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même des aliments les plus lourds : choucroute, salade, crudités, sans en être incommodé.
Contrôle radioscopique : Estomac de forme normale. La G. E. est au point déclive et fonctionne bien. Le pylore ne montre aucune évacuation.
Ka. Charles, 59 ans. Temps d'observation 4 ans. Depuis 1908 environ souffre de pesanteurs épigastriques après les repas et de renvois fréquents. Alternatives de douleurs et de bien-être. En 1923 augmentation des douleurs. Amaigrissement marqué. Selles noirâtres.
Etat à l'admission : Mauvais état général. Muqueuses pâles point douloureux épigastrique.
Chimisme gastrique: après repas d'’épreuve :
HCI libre — 0,33 Yo HCI combiné — 1,40 %o
Selles: Réaction de Wéber fortement positive.
Radioscopie: Périgastrite et périduodénite. Bulbe duodénal très déformé. Evacuation ralentie.
Opération : Le 19 mai 1923. Ulcère calleux de la face antérieure du duodénum, grand comme une noix, trop étendu et adhérent pour permettre une résection. E. L., G. E. Appendicectomie (quelques adhérences).
Suites immédiates : Sans incident.
Suites éloignées: Se trouve complètement guéri depuis l'opération. Revu le 18 mars 1927 en très bon état. Mange et boit de tout sans trouble.
Contrôle radiologique : Estomac petit. G. E. au point déclive fonctionne de suite et rapidement. Pylore ne laisse rien passer.
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Bi. Emile, 34 ans. Temps d'observation: 4 ans.
Souffre de l'estomac depuis 1910, deux heures après les repas ; presque tous les jours. En 1913 vomissements alimentaires, fréquents, puis une hématémèse, et on posait le diagnostic d’ulcère gastrique.
Etat à l'admission le 7 mars 1923. Bon état général. Wassermann négatif. S Chimisme gastrique: après repas d’épreuve :
HCI libre — 1,20 #0 HCI combiné — 2,19 %o
Selles : pas de sang occulte.
Radioscopie: Antre prépylorique aminci. Estomac raccourci. Duodénum trop rempli. Evacuation retardée : 3 1/2 heures après l'ingestion, encore un reste.
Opération : le 30 mars 1923. Sur la petite courbure tout près du pylore petit ulcère sans grande réaction. Exclusion par ligature en amont avec le ligament rond. G. E,.
Suites immédiates : Broncho-pneumonie de la base gauche, puis pleurésie purulente, qui nécessite une thoracotomie. Il y à eu une déhiscence de la paroi. Tout s’arrange en l’espace de deux mois.
Suites éloignées : Bonnes. Pendant un an, il n’a plus aucun trouble. Mais en 1924 surviennent des douleurs en rapport avec l’éventration.
Revu le 23 mars 1927, souffrant fréquemment de douleurs épigastriques.
Contrôle radioscopique: Le pylore est bien perméable. L'estomac se vide rapidement, autant par le pylore que par la G. E. L’estomac lui-même est contenu en partie dans l’éventration.
Opération : le 2 avril 1927. Contrôle de la guérison de l’ulcère qui est parfaite. L’anastomose est parfaitement en ordre. Réfection de la paroi.
Suites : sans incident.
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Nus. Jacques, 59 ans. Temps d'observation : 4 ans.
Souffre de l'estomac depuis 1921 : douleurs épigastriques, trois à quatre heures après les repas. Nausées. Irrégularités des selles.
Etat à l'admission: le 9 avril 1923. Vomissements depuis une quinzaine de jours. Amaïigrissement de 5 à 6 kg. Pâleur. Région épigastrique douloureuse et résistance à la pression.
Chimisme gastrique: après repas d’épreuve :
HCI libre —01:30 00 HCI combiné — 2,20
Selles : Réaction de Wéber positive à. plusieurs reprises.
Radioscopie : Estomac de forme normale. Antre pylorique large. Après une heure et demie grand reste, dans l'estomac, sans péristaltisme. Encoche persistante entre l’antre et le bas-fond; après 24 heures encore un petit reste. Encoche persistante.
Opération : Le 17 avril 1923.
Sur la face antérieure du duodénum, on constate une tumeur constituée par un gros ulcère calleux, gros comme une noix, formant corps avec la tête du pancréas. E. L,., GE
Suites immédiates simples. Un peu de température le 3° jour, due à une bronchite légère.
Suites éloignées : À été guéri du jour de l'opération. Revu le 13 janvier 1927 en très bon état. N'a plus jamais souffert. Supporte tous les aliments.
Contrôle radiologique : Estomac de forme normale. Gastroentérostomie au point déclive fonctionne immédiatement, bien et vite. Pylore ne laisse rien passer.
me De EN SH tn OBSERVATION 21.
Wew. Philippe, 4 ans. Temps d'observation: 4 ans.
Souffre de l'estomac depuis 1917: Pesanteur et douleurs 1 /2 heure à 1 heure après les repas. Renvois acides. Vomissements alimentaires depuis novembre 1922, vont en augmentant.
! Etat à l'admission: Bon état général. Légère sensibilité
de la région épigastrique. Wa. négatif.
Chimisme gastrique: à jeun: pas de résidu, après repas d’épreuve : - HCI libre RE K Cet x HCI combiné — 2,10 %o
Selles: Réaction de Wéber négative à plusieurs reprises.
Radioscopie : Hyperpéristaltisme. Pylore reste fermé 1 /2 heure, puis commence à fonctionner lentement. Après 3 heures encore un reste.
Opération: le 1°T avril 1923. Un peu au-delà du pylore, cicatrice étoilée qui s’injecte légèrement. E. L., G. E;:
Suites immédiates : Très simples, à part une forte bronchite.
Suites éloignées: S’est toujours bien porté depuis l’intervention.
Revu le 10 février 1927 en très bon état.
Digère mal les aliments lourds: pois, choux, charcuterie, mais à part cela n’éprouve aucun trouble.
Contrôle vadiologique : Estomac de forme normale. G. E. au point déclive, fonctionne de suite, normalement. Rien ne passe par le pylore.
Am. Charles, 34 ans. Temps d'observation: 4 ans.
Souffre depuis 1921 de douleurs gastriques 1 h. 1/2 à 2 heures après les repas, calmées par l’ingestion d’aliments.
Amélioration par un traitement médical pendant deux ans, puis reprise des troubles.
Etat à l'admission: le 19 mars 1923. Bon état général. Réaction de Wassermann négative. Point douloureux épigastrique, à la palpation profonde, à 2 travers de doigts audessus de l’ombilic.
Chimisme gastrique : après repas d’épreuve :
HCI libre = 1,72 Yo HCI combiné — 2,55 Yo
Selles : réaction de Wéber négative.
Radioscopie : Estomac en forme de corne. Péristaltisme prononcé. Antre pylorique bien formé. Evacuation à grandes bouchées pendant 1 heure, puis très lentement. De 1 heure à 8 heures petit reste, toujours le même.
Opération : le 6 avril 1923. Sur la face antérieure du duodénum, à 1 travers de doigt du pylore, petit ulcère typique, pas grande induration, ni cratère palpable de l'extérieur. LOU EX AL EP DA
Suites immédiates : Dès les premiers jours, se déclare une très forte bronchite diffuse avec grande poussée thermique, mais le tout s’amende rapidement. Le 13° jour après l’intervention, point de côté, élévation de température et signes de condensation à la base droite, probablement infarctus. En effet, bientôt apparaissent des crachats typiques ; malgré tout, la guérison se produit assez rapidement. Le malade quitte 32 jours après l’opération.
Suites éloignées : S'est immédiatement trouvé guéri. Revu le 13 janvier 1927 en très bon état. Ne souffre plus de rien, supporte tous les aliments.
Contrôle vadioscopique: Estomac de forme normale, se vide rapidement par la G. E. et le pylore, à peu près également. La G. E. est au point déclive.
es 55 1 —— OBSERVATION 23.
Wil. Eugène. Temps d'observation: 5 ans.
Les détails de l’observation sont égarés.
Opération : Le 10 août 1922. Ulcère de la région pylorique. ÉMEMICRE
Suites éloignées : S'est trouvé guéri du jour même de l’opération. N’a plus jamais souffert, n’a presque pas suivi de régime. 4
Revu le 29 mars 1927 en très bon état. Supporte absolument tous les aliments. Bonne cicatrice.
Contrôle radiologique : L’estomac de forme normale. G. E. fonctionne de suite assez rapidement. Elle est au point déclive. Le pylore ne laisse rien passer.
Sp. Henri, 40 ans. Temps d'observation: 5 ans.
Souffre de l'estomac depuis environ 1907. Par intermittences : Douleurs très violentes. Vomissements.
Opération: le 11 mars 1922. Ulcère calleux du pylore in- CXCITPADIE MAC EACGÈNE
Suites immédiates : Simples, sans incident.
Suites éloignées : S’est de suite bien porté. N'a plus jamais souffert de l'estomac.
Revu le 25 janvier 1927 en très bon état. Ne supporte pas les aliments très lourds : choucroute, lard, graisse. Mais, en les évitant, se trouve parfaitement bien.
Contrôle radioscopique: La G. E. fonctionne bien. Rien ne passe par le pylore.
Go. Martin, 42 ans. Temps d'observation: 5 ans. À été opéré en 1917 d’une hernie épigastrique. En juillet 1922, douleurs gastriques, vomissements, selles noires (?).
Etat à l'admission : le 7 août 1922. Récidive de la hernie épigastrique. Epiplocoele. Point douloureux sous le rebord costal gauche.
Chimisme gastrique après repas d’épreuve :
HCI libre = 2,55 %o HCI combiné — 2,92
Selles : Réaction de Wéber positive 1 fois, négative un peu plus tard.
Radioscopie : Estomac en forme de crochet, abaissé et allongé, descend à 4 travers de doigts sous les crêtes iliaques. Hyperpéristaltisme. Pylore normal. Evacuation normale.
Opération : le 16 août 1922. Ulcère de la région pylorique (face antérieure). E. F., G. E.
Suites immédiates : Normales, pas d'incident.
Suites éloignées: S’est très bien porté depuis l'opération.
Revu en janvier 1927. Eprouve parfois après les repas quelques douleurs en ceinture, quelques brûlures œsophagiennes, surtout après absorption d’aliments lourds: choucroute, lard ou acides ; salade, vin, alcool, bière. Cependant, n’y fait pas attention et mange à peu près de tout.
Cicatrice large. Déhiscence des muscles droits, laissant une . éventration large comme une petite paume de main.
Contrôle radiologique: La G. E. fonctionne immédiatement et vite. Elle est très à droite, tout contre le pylore, et simule une évacuation pylorique normale. Pylore non visible.
Kr. Albert, 54 ans. Temps d'observation: 5 ans.
Souffre de l’estomac depuis 1907 environ. Au début, c'étaient des crises douloureuses mal précisées que l'on a traitées comme coliques hépatiques. Puis, les symptômes se précisent et en 1916 on le traite pour ulcère de l'estomac. Après plu-