‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en général (volume 2)Chapitre 207 sur 253 · DÉTRESSE · texte numérisé non relu

DÉTRESSE

Et augmenter ses deslresses. (Cl. Mar., Ps., xxv.)

Un ci'ili(|uc du dernier siècle blâmait anisi, sous la forme d'un éloge ironi(|ue. la reprise de ce mot et de cette acception :

« Détresse. Vieux mot très-expressif qu'on vient de rajeunir. « Elle avoit le front ouvert et serein, malgré ses détresses. (Homme universel.) > ^Desfont., Dict. néol.)

Détresse est aujourd'hui d'un usage très-commun, mais le pluriel est peu usité, bien <|u'excellent pour le style élevé et le style poétique.

DE.\TÉIUTÉ :

En parlant à elle avec les dextérités et les belles paroles desquelles vous vous servez lorsque vous me donnés des conseils que vous estimes ne m'estre pas trop agréables. (Le», wiss. de Henri IV, à M. de Rosny, avril 1604 , t. vi, p. 230.) — Outre vos ruses et dexteriiez nompareilles, vous avez la force de ccste apparence pompeuse qui canonise toutes vos actions. (Théoph., .ipol.)

Et, comme on est dupé par leurs dextérités.

Contre cet accident j'ai pris mes sûretés. (Mol., L'École des Jem., i, 1.)

Oui, vos dextciités veulent me détourner

D'un éclaircissement qui vous doit condamner. (Id., Don Gurcie, iv, «.;

DILIGEiNCE :

Les diligences que j'apportois à vous dissimuler ma passion ont esté justement des sujets de vous la déclarer. (Théoph., Episl. d'.ictéon à Diane, ou le Chasseur luiiourtux-)

UISCUÉTION :

Sainte Thérèse ne pouvoit souffrir que, sous prétexte de discrétion et do peur de scandale, on arrêtât la ferveur de ceux qui vouloient imiter ks saints des premiers siècles. Elle se plaignoit que ces discrétions perdoient le monde. (Fleuky, Mœuis des cinét., rxvii.)

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