‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en général (volume 2)Chapitre 219 sur 253 · MÉLANCOLIE · texte numérisé non relu

MÉLANCOLIE

Ces sombres et noires mélancolies, où vous m'avez veu quelquefois, n'esloienl que l'ombre de celles où je suis maintenant. (Voit., Lett., lv.) — L'ambition nous desséche des mélancolies les plus noires. {Bolud., Serm. sur l'Amb..\., — De quels mouvements divers l'àme esl-elle agitée selon les divers caprices du hasard! De là les dépits secrets et les milancolies. (Id., Serm. pour le trois, dim. après P'iq., II.)

Et de nos jours :

Elle lut sur le visage presque féminin du lord anglais les pensées profondes, les mélancolies douces, les résignations doiilouieuses dont elle-même ''lait la \ictime. (H. dkBalz., Seines de la vie privée, La Mère.)

.M(IDi:STIK :

Au milieu de ces modesties de Luther, il échappoit des paroles de menaces et de violence qu'il ne pouvoit retenir. (Boss., Cinq, avtri. aux prot.,

MOlTKLft :

De ses cheveux tous chenuz eau dégoiite.

Dessus son front moikuri coulent et lilent. (Cl .Mail, Met. <li>v., I i.)

MOLLESSE. V. cet article.

NOincELR, au sens propre :

El les plus sombres nuits n'auront point de noirceurs

Capables de cacher mes détestables sœurs. (Gomii., Lf Dunnides, w. 3.)

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