‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en général (volume 2)Chapitre 229 sur 253 · VAILLANCE · texte numérisé non relu

VAILLANCE

Après qu'il eut veu la longue guerre et les grans vaillances faictes par les Troyens et les Grecs^ congnut clerement que en la fin seroient les Troyens mors en leur ville destruicte. (Le Sire de Bern., Roman de Troïlus, 1.) — Adonc commença ■ un grand et terrible assaut, où il y eut et se passèrent de grans vaillances de part et d'autre, main à main. (J. Chart., Chron. de Cliarla VII, c. 260.) — Vous aviez déjà fait paroîlre \os vaillances au siège de Poitiers. [Satyre Ménippée , Har. de d'Aubray.) — Vous penseriez que je vous voulusse conter mes vailUmces. [Leli. miss, de Henri iV, t. m, p. 446,) — Il y en a qui approuvent la flatterie, parce qu'elle nous propose devant les yeux quels nous devons estre, et si les vertus et vaillances qu'on nous donne sont en nous. (Bouchet, Serées, xui.)

VALEUR, dans le sens de vaillance:

Mustrum avant noz granz vigurs

E noz forces e nos vulors. (Benoît, Chron. des ducs de Norm., v. 123.3.) Ah ! brave Odrysien, d'où viennent ces malheurs

Qu'un meritcsuccez n'égale nos valeurs? ;Sciiel., Tyr et Sid., P^j., 1,7.'^ El ne faut douter nullement de ses valeurs, car un homme de cœur ne fil jamais ce qu'il a fait. (Bra.nt., Des duels.)

Dans le sens de mérite :

Toujours au cœur ton nom et tes valeurs

Et tes beautez me seront imprimées. (Rons., Amours, i, ril.)

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