REGNER. — RELACHER
Suivant Voltaire, « cela n'est pas français. Hi-glcr ne veut pas dire causer ; on ne peut dire « régler des larmes, régler des plaisirs. »
Régler ne signilie pas ici causer; le sens est : le succès de nos armes sera la règle des plaisirs ou des larmes où tu devras l'abandonner.
— RÉGLER v^ CHOIX SLR, l'arrêter, le fixer d'ai)rès, en considération de :
Je crois malaisément que tes atrections
Sur l'éclat d'un beau teint qu'on voit si périssable
Règleiu d'une moitié te choix invaiiable. [Mél., i, 1.)
— SE RÉGLER A, suivi d'uu intinitït', s'astreindre régulièrement à, s'assujettir à :
Je me suis réglé à rendre chacun de ses huilains par un dixain. [Louangts de la Vierge.)
RÉGNER EN l'.\.me de :
Mais j'adore Plautine, et je règne en son âme. [Otli., i, 2.)
REHAUSSER le bras, relever les forces :
De votre illustre hymen je sais les avantages.
J'adore les grands noms que j'en ai pour otages,
Et vois que leurs secours, nous reliuussanl le bras,
Auroient bientôt jeté la tyrannie à bas. [Sert., i, 3.)
REJETER NOS alarmes sur nos ennemis, pour signifier faire retomber sur nos ennemis les périls que nous avons essuyés :
La victoire attachée au progrès de ses armes
Sur nos fiers ennemis rejeta nos alarmes. (Rodog., i, 1.)
Expression hardie, regardée à tort, ce nous semble, comme une impropriété par Voltaire.
RELACHER, act. relâcher sa puissance, lui laisser perdre de sa force, de son autorité :
Mais je crains qu'après tout son âme irrésolue
Ne relûclie un peu trop sa puissance absolue,
Et ne laisse au sénat décider de ses vœux,
Pour se faire une excuse envers l'une des deux. [Tiieet Dtir., iv, 2. )
— RELACHER A, avcc uu uom dc chose pour sujet, faire qu'on se laisse aller à, par une sorte de relâchement :
Et quand le souvenir d'a\oir le mieux vécu