‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 271 sur 344 · UNIR. ÊTRE UNI SOUS LA FOI CONJUGALE · texte numérisé non relu

UNIR. ÊTRE UNI SOUS LA FOI CONJUGALE

Recevez de ma main la coupe nuptiale,

Pour être après unis sous ta foi conjugale. {Rodog., v, 3.)

— UNIR, avec à dans le sens de poui\ et un infinitif:

Que désormais le ciel, les enfers et la terre,

Unissent leurs fureurs à nous faire la guerre. (Hor., ii, 3.)

— UNIR A, avec un nom de chose pour sujet, procurer l'alliance de :

N'est-il herbes, parfums, ni chants mystérieux,

Qui puissent nous unir ces bras victorieux? (La Tais, d'or, i, 2.)

USAGE. CE VISAGE EST-IL A TON USAGE? Ce visago te convicnt-il i

DORis. Aussi me contez-vous de beaux traits de visage.

CHRYSANTE. Eh bien, avec ces traits est-il à ton usage ?

DORis. Je doulerois plutôt si je serois au sien. {La Veuve, •. 3.)

USER, n. USER TROP de remise, avec un nom de chose pour sujet :

Vos résolutions usent trop de remise. (Pol. v, 3.}

C'est-à-dire : vous tardez trop à prendre une résolution.

— USÉ, part, passé, cervelle usée, esprit affaibli :

Tu me fais donc servir de fable et de risée,

Passer pour esprit foible et pour cervelle usée. (Le Ment., v, 3.)

UTILITÉ, avec le plur. :

Voilà ce qui m'est venu en pensée touchant le but, les utilités, et les parties du poëme dramatique. {Prem. Disc]

Corneille a un chapitre de son Imitation, intitulé : Des utilités de l'adversité. (1. i, c. xii.)

i'tilité, rarement employé au pluriel dans sa signification II. 25

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