‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 284 sur 344 · VIOLENCES · texte numérisé non relu

VIOLENCES

Un amant dédaigné ne voit pas de bon œil

Ceux qui du même objet ont un plus doux accueil.

Des faveurs qu'on leur fait il forme ses offenses,

Et, pour peu qu'on le pousse, il court aux violences. [La Suiv., ii, 9.)

VIOLENTER a, au sens moral, suivi d'un subst., et avec un nom de chose pour sujet, forcer à, par une sorte de contrainte :

Je ne m'y puis résoudre ; un reste de pitié

Violente mon cœur o des traits d'amitié. {Clit., m, l.)

— SE VIOLENTER A [un infiu.), se faire la violence de ;

Mais ce qui m'en déplaît, et qui me désespère,

C'est de perdre la sœur pour éviter le frère,

Et me violenter à fuir ton entretien,

Puisque te voir encor, c'est m'exposer au sien. {La PI. Boy., i, I.)

VISAGE, à peu près comme on dit 'minois, pour désigner une femme :

Catin, ce gentil visage.

Epousant un huguenot.

Le soir de son mariage

Disoit à ce pauvre sot... [Poés,' div., Épigr. d'Audœnus, [Owen].)

Page 1