‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 340 sur 344 · SURPRIS. — TRAFIQUER · texte numérisé non relu

SURPRIS. — TRAFIQUER

SURPRIS, employé subst. fairk le surpris :

Vous pourriez hasarder un moment de visite

Pour voir si ce retour est sans l'aveu do Tite,

Ou si c'est de concert qu'il ajaii le surprii. [Tite et lier., ii, 7.)

— De même, faire les surpris :

Rien ne vous sert ici défaire les surpris. (Rodog., ii, 3.)

TALON. JOUER DES TALONS, couimc j 01167' des j'ambes, s'enfuir:

C'étoit fait de ma vie, ils me tratnoienl à l'eau,

Mais sentant du secours ils ont craint pour leur peau,

El jouant des talous tous deux en gens habiles,

Us m'ont fait trébucher sur un monceau de tuiles. {Suite du Ment., iv, 7.)

TERME. SE .MAINTENIR AUX TERMES DE, suivi d'uD afljectif. SE MAi.xTENiR AUX termes.d'insensible, 86 maintenir daais les bornes de l'insensibilité :

Mon cœur jusqu'à présent à l'amour invincible,

Ne se mainiient qu'à force aux termes d'insensible.

Tout autre que Tircis mourroit pour la servir. (Mél., i, 3.)

TOURNER EN FUITE, comme mettre m fuite.

Ajouter :

Cette manière de dire était fréquemment employée par les meilleurs prosateurs du seizième siècle :

Les barbares ayans esté rompus et tournez enfuitte. (Amvot, Vies, Aristides.)

Et avec le pronom personnel :

Ouoy voyans les autres Perses se tournèrent incontinent en fuitte. (Amyot, Vies, Aristides.)

TRAFIQUER DE QUELQUE CHOSE, en faire le trafic, le commerce

Depuis, il trafiqua de chapelets, de baume,

Vendit du milhridate en maître opérateur. [L'IUus. corn., i, 3.)

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