COMMETTRE SON ÉLOGE A
Ton plus parfait éloges exprès tu Vas commis
Aux accents imparfaits que hasarde l'enfance. {Trad, du Ps, xvii.)
— COMMETTRE QUELQU'UN A, suivi d'un infinitif, confier à quelqu'un le soin de :
Louez, pures intelligences, Le Dieu qui vous commet à gouverner les cieux. [TYod. da Ps, cxlvih.)
— COMMETTRE CONTRE, commc OU dit Commettre avec^ dans la locution commettre deux personnes tune avec Vautre, les mettre dans le cas de se brouiller ensemble :
Afin de les commettre l'un contre Vautre. (Exam. de Rod, )
On a dit de même, avec le participe passé :
Monsieur étoit très-aise de les voir commis les uns contre lea autres ^ -(Rbtz, àlém., 111, 1651.)
— SE COMMETTRE CONTtiE :
Des généraux d'armée, Jaloux de leur honneur et de leur renommée. Ne se coDiineUtfiii point contre un aventurier. (D. Sauehe, i, 5.)
— COMMIS A (un infin.), chargé de :
Mais pour la conquérir (la toison d'or) qui s'ose hasarder
Trouve un affreux dragon commis à la garder. {iM Tois, dOr, i, 4.)
COMMUN, subst. le commun des s.\tisfactions :
Le rang de l'offensé, la grandeur de l'offense, Demandent des devoirs et des soumissions
Qui passent le commun des satisfactions, (Le CiV, ii, I.)
i;iO COMPAGNIE. — COMPROMBTrRE.
COMPAGNIE. FORT BONNE COMPAGNIE, coiume en fort bonne compagnie :
Noas y devons dîner /on bonne eompayme. [La Gai, du PaL. t,3.)
COMPARAISON, faire comparaison, comparer:
El quand votre mépris en fit comparaison,
11 voyoit mieux que ious que vous aviez raison. {Atuirom., i. 1.^
COMPASSER, fig., arranger, régler :
L'admirable rencontre à mon âme ravie,
De voir que deux amants s'enlre-doivenl la \ie,
De voir que ton péril la tire de danger.
Que le sien te fournit de quoi s'en dégager,
Qu'en deux desseins divers pareille jalousie,
Même lieu contre vous, et même heure a choisie.
Et que l'keureux malheur qui vous a knenacés,
Avec tant de justesse a^set temps compassés, [dit., m. 1..
On a dit d'une manière approchante :
Et ne pas faire perdre du temps à un amant dont toutes les heures étaient compassées. (St-Sim., â/^m., 11, 13.)
COMPATIR, abs., comme compatir ensemble :
Une étroite amitié l'un à l'autre nous joint.
Mais enfin nos désirs ne compatissent point. [Attila, i, 3.}
COMPLAISANT a (un subst.), qui se prête à, suivi do jas^ ques à (un infin.) :
Je n'ai- point un esprit complaisant à sa rage,
Jusquex à supporter sans réplique un outrage. [hléd., ii, 4.)
COMPLICE, adj., se rapportant à un nom de chose, in silk.nce COMPLICE, un silence qui me rend sa complice. C'est Nériiie qui parle:
Moi, hien que mon devoir m'attache à son service,
Je lui prête à regret un silence complice, [Méd.^ m, 1.)
Complice est employé adjectivement d'une manière très-heureuse dans ces vers d*une muse contemporaine .
J'ouhliai (le cacher le trouble de mon &mc ;
Il le vit, et ses yeux, pleins d'une douce flamme.
Pour m'en récompenser l'excitaient tendrement,
Et mon CiBur se perdait dans cet enchantement.
Toi-même en souriant contemplais mon supplice
D'un regard à la fois maieruel et complice, (Dslph. Qay, Em. poét.)
COMPROMETTRE de, faire lui compromis au sujet de :
Comme tout ce qui part de la plume regarde tonte la postérité, maintenant que \