‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 129 sur 389 · NE FAIRE PLUS DE COMPTE DE QUELQUE CHOSE · texte numérisé non relu

NE FAIRE PLUS DE COMPTE DE QUELQUE CHOSE

Quand je m'en veux défaire, ii est parfait amant, Quand je veux le garder, il n'en fait plus de complet Et n'ayant pu le perdre avec contentement.

Je le perds avec honte. [La Gai. du Pal,, iii, 10.,

La locution faire compte se variait autrefois bien plus qu'aujourd'hui; ainsi ou disait :

D'un vain songe peut-être elle fait trop de compte. (Rac, AihaL, m, 4.) Je suis extrêmement étonné dupe» de compte que Madame a témoigné jusques ici faire det bons avis que le roi et ses plus confidents serviteurs lui ont donnés. (Rir.HEL., Ief<.,àM. Hemery.)

— A CE COMPTE, comme à ce compte-là, employé dans le style noble aussi bien que dans le style comique :

A ce compte c'est fait. (La Feuve, i, 4.)

Ton humeur, à ce compte, est un peu tyranniquç. [Ibid,, v, 7.)

Amarante, à ce compte, est hors de ta pensée? {La Suiv., t, I.)

Je les ai subornés contre vous, à ce compte? {Nicom., m, 7.)

COMPTER ENTRE, mettre au nombre de :

Comptet'tu mon esprit entre les ordinaires? {La Pt. Roff., i, i.)

— r.OMPTER A, compter comme, regarder comme :

Si tu peux l'affranchir de celte iàcbelé

Dont l'esclavage volontaire Cherche à leur agréer avec avidité, ^

Et compte à grand malheur celui de leur déplaire, Tu jouiras alors d'une profonde paix. (/mil,, iii, 38.)

Page 1