‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 147 sur 389 · CONTREDIRE. — CONTRIBUER · texte numérisé non relu

CONTREDIRE. — CONTRIBUER

CONTREDIRE, act., avec un nom de^chose pour régime, s'opposer à :

Un père qui ne se montre que poar consentir ou contredire le mariage de ses enfants. {Prem. Dise.)

-^ RIEN CONTREDIRE, Contredire en rien :

En Tétat où je sais, les maux dont je soupire

N'dtent la liberté de te rien contredire, {Titeet Bér„ i, 3.)

CONTREFAIRE le, suivi d'un adjectif:

L'Académie, dans ses Sentiments sur le Cidy parle ainsi de cett<ï locution :

c Contrêfaiut le triste. » L'observateur n'a pas eu raison de reprendre cette façon de parler, qui est en usage ; mais il est vrai qu'elle est basse dans la bouche dn roi.

Voltaire ajoute dans son Commentaire:

€ EUe esl basse dans la bouche de tout personnage tragique. »

— DES VICES CONTREFAITS, dcs viccs fcints, simulés :

Qui sait faire sa cour se fait aux mœurs du prince ;

Nais il fut tout à soi quand il fut eu province.

Et sa haute vertu, par d'illustres effets,

Y dissipa soudain eeê vieet eontre/mu, {Olh„ m, 3.)

Contrefait s'employait dans des cas assez nombreux, avec cettt* signification de feint, simulé :

Une race m61ée et corrompue, des demi-chrétiens, des chrétiens mondains et séculiers, une piété b&urde et falsifiée, qui est toute dans les discours et dans un extérieur contrefait. (Boss., Panég, de S, Victor^ uu) — Un ris forcé, des caresses contrefaites , (La Brut., Caract.<, viii.) ~ Hauteur ridicule et contrefaite. (Id., Und.)

CONTR&-POISON, «g. :

Il n'est point de contre-poisons Contre le noir venin des langues médisantes. {Trad, du Ps. cxix«)

CONTRE-TEMPS, des contre-temps de raillerie, pour des railleries à contre-temps :

Quittez ces contre-temps de froide raïUeru. {Don Sanche, i, 4.)

CONTRIBUER, act. contribuer quelque chose, comme contribuer ef^ quelque chose : .

Après, achève seul; je ne pais sans supplice

Forcer ici mon bras à te faire service ;

Et mon reste d'amour, en cet enlèvement,

Nç peut comribuer que mon consentcroenu (La PL Hoy., iv, i..

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