‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 152 sur 389 · CARESSER A COUPS DE PISTOLES · texte numérisé non relu

CARESSER A COUPS DE PISTOLES

Alor$ qu'on vous caresse à grands coups de pistoles,

J'obtiens tout doucement paroles sur paroles. {Suite du Ment,, v, 2.)

— COUP d'essai :

Sons vos commandements on force tous obstacles ;

On porte l'épouvante aux cœurs les plus hardis,

Et par des coups d'essai vos Ëtats agrandis.

Des drapeaux ennemis font d'illustres spectacles. {PoL, à la reine i-ég.)

Jaloux des bons desseins qu'il tâche d'ébranler,

Quand il ne les peut rompre, il pousse à reculer ;

D'obstacle sur obstacle il va troubler le vôtre.

Aujourd'hui par des pleurs, chaque jour par quelqu'autre ;

Et ce songe rempli de noires visions

N'est que le coup d'essai de ses illusions. {PoL, i, 1.)

Mes pareils à deux fois ne se font pas connottre,

Et pour leurs coups d'essai veulent des coups de maître. {Le Cid, ii, 2.)

« Coups (Tessaij coups de maître; termes familiers qu'on ne doit

jamais employer dans le tragique, » dit Voltaire. On peut trouver

cette' remarque sévère. Coup d'essai a été employé dans le style le

plus soigné et le plus élevé :

En voilà assez pour des faussetés si vaines. Ce ne sont là que les coups (fessai de vos novices, et non pas les coups d'importance de vos grands profès. (Pasc.

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