‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 162 sur 389 · AU CREUX DE · texte numérisé non relu

AU CREUX DE

Ail creux de quelque roche. {CtU., ii, 3.)

CRIME. FAIRE UN CRIME POUR QUELQU'UN DE, comiue faire un crime à quelqu'un :

Puisqu'on /atf pour Camille un crime de sa flamme. {Othou, iv, 1.)

— AVOIR QUELQUE CRIME, Rvec un nom de chose, être criminel en quelque chose :

Si cet orgueil a quelque crime, Il n'en faut accuser que votre trop d'estime. {Agés», v, 8.)

CROIRE, fig., obéir, céder à :

J'ai failli, je l'avoue, et mon cœur imprudent

A trop cru les iransporu d'un désir trop ardent. [Nicom,, u, '2.)

— CROIRE MOINS DE CRIME A [uu infinitif] , comme, croire qu'il y a moins de crime à :

Pour n'en adorer qu'une, il eût fallu choisir,

Et ce choix eût été du moins quelque désir,

Quelque espoir outrageux d'être mieux reçu d'elle,

Klfai cru moins de crime à parottre infidèle. (D. Sanche, iv, 5.)

— CROIS-MOI QUE , crois sur ma parole que :

Corneille, parlant de l'amour qu'il appelle une sottise enragée, dit:

Crois-moi qu'un homme de ta sorte.

Libre des soucis qu'elle apporte.

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