GLAÇON. — GLISSADE
Et j'attends de pied ferme à reprendre ma place
Qu'il ne soit plos en toi de retrouver ta glace. {La Smi9», i, 3.)
Le brait vole déjà qu'elle est pour toi sans giaca, {iàid., rr, 6.)
Ce soir j'ai bien la mine, en dépit de ta gUtce^
D'en trouver là cinquante à qui donner ta place. (£ii PI, ffoy., m, %,)
Et je verrai toujours votre cœur plein de ytece.
Mon tyran impuni, ma rivale en ma place. {Sert., ui» 3.)
Il me parla d'amour sans me donner d'ennui,
Je ne m'aperçus pas que je parlois à lui.
Je ne lui pus montrer de mépris ni de gUwe, [Bar., i, 2.)
Elpinice pour moi montre une telle gktee,
Que je me tiendrois sûr de son consentement. {^gét., i, 4.)
— De même avec le plur. :
Clarimond cependant, pour /ontfre tant de glace».
Tâche par tous moyens d'avoir mes bonnes grâces. (La Suip., lu, 6.)
— LA GLACE DES ANS, pour Ics glaccs de Tftge :
C'est tout ce que dit ans me peut souffrir la glace*
{Au roi, êwr son reiour de Flandre.)
— UN CORPS TOUT DE GLACE, pour désigner wi TieiUard dont le sang est glacé par les années :
Et toi, de mes exploits glorieux instrument.
Mais d'un corps tout de glace inutile ornement,
Fer, jadis tant à craindre, et qui dans cette offense
M'as servi de parade ettion pas de défense. {Le Cid, i, 4.}
Corneille dit encore, par la plus poétique image de mots :
Je vous ai vu combattre et commander sous moi.
Quand l'âge dans mes nerfs a fait couler sa glace. {Le Cid, i, 3.)
GLAÇON, fig., la glace d*un cœur insensible :
Dissipe mes glaçom par cette beuteuse flamme
Qu'allume ton amour. {Imit., iv, 16.)
— DES GLAÇONS, dos cœurs froids comme la glace :
Ecoute, j'en ai vu de toutes les façons.
J'en ai vu qui sembloîent n*étre que des glaçom.
Dont le feu retenu par une adroite feinte
S'allumoit'd'autant plus qu'il souffrait de contrainte. (If^/., m, 8.}
GLISSADE, fig., faux pas, au sens moral :
Rodrigue suit ici son devoir sans rien relâcher de sa passion. Chiméne fait U même chose à son tour, sans laisser ébranler son dessein par la douleur où elle se voit abîmée ; et si la présence de son amant lui fait faire quelque faux pas, c'est une gliuade dont elle se relève à l'heure même. (Esam. du Cid.)