‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 327 sur 389 · ÉPUISEMENT · texte numérisé non relu

ÉPUISEMENT

Que fussiez-vous devenu , si votre dernière disgrâce vous eût accueilli dans ces épuisemenu d'argent où nous vous avons vu? (Hauilt., Gramm,, c. vi.)

ÉRUDITION, pour désigner des remarques, des reclierches, des observations savantes, curieuses :

Je ferois un gros volume si je voulois lui montrer (à Perrault) toutes les autres bévues qui sont dans les sept ou huit pages que je viens d'examiner, y en ayant presque encore un aussi grand nombie que je passe, et que peut-être je lui ferai voir dans la première édition de mon livre , si je vois que les hommes daignent jeter les yeux sur ces éruditions grecques. (Boa., Réfl. sur Long., m.) — Permetteimoi, monsieur l'abbé, de répondre aux éruditions de M. le président. (Pbrr., ParalL des anc. et des mod,^^* dial.) — Les sermons des Pères sont simples, sans art qui paraisse, sans divisions, sans raisonnements subtils, sans éruditions curieuses. (Flburt, Mœurs des chrét., XL.) — Sans avoir besoin de nous arrêter à ces érudiiiotts rabbiniques, il nous suffit qne...(Boss., Expl. de la proph, d'isaie, 3« lett.)— Ces grandes éruditions ne font souvent que beaucoup ofhisquer le raisonnement. (Id., Mém. sur la BibL ecoL de Dupin.)

On a essayé de nos jours de rajeimir cet emploi :

Ce caractère original du savant pur, du savant qui étudie toujours, et qui

358 HONTES. — pluralisation des termes abstraits.

prend notenir note et amasse les énuOtUmt autour des pages. (Stb-Bbvts, Hm., 93 léT. 1857.)

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