‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 45 sur 389 · AMORTI. — AMOUREUX · texte numérisé non relu

AMORTI. — AMOUREUX

Elle qai de la paix ne jette les amorces

Qtte par le seul besoin de séparer nos forces. [Sophon., i, 4 )

— JETER TROP d'amorce A !

Et rinfidéle appas de leur prédiction A jeté trop ftamorce à notre ambition. [Att., y, 1 .>

— ÊTRE d'une faible AMORCE :

Les amours d'un vieillard sont d'une foible amorce, {La Suiv,^ m. 1.}

— GOUTER L*AMORGE, dans le môme sens que mordre à l'hameçon :

Il a beau déguiser, il a goûté V amorce;

Gloris déjà sur lui n'a presque plus de force. (Af^/., ii. G.*!

— AVOIR PEU d'amorces POUR :

Vous auriez donc voulu que l'honneur d'un tel choix

Eût montré votre amant le plus lâche des trois?

Que pour lui cette gloire eût eu trop peu d'amorces^

Jusqu'à ce qu'un rival eût épuisé ses forces? {Sanche, m. 1 )

AMORTI, fig., éteint, rendu moins vif, anéanti :

De mon génie usé la chaleur amortie

A leur gloire immortelle est trop mal assortie.

[Au Roi, sur son retour de Flandre.) L'inimitié qui régne entre les deux partis N'y rend pas de l'honneur tous les droits amortis» (5«rior., m, 1.;.

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