NE FAIRE PLUS DE COMPTE DE QUELQUE CHOSE
Quand je m'en veux défaire, il est parfait amant, Quand je veux le garder, il n*en fait plus de compu. Et n'ayant pu le perdre avec contentement.
Je le perds avec honte. {La Gai. du PaL, iii. 10.,
La locution faire compte se variait autrefois bien plus qu'aujourd'hui; ainsi on disait :
D'un vain songe peut-être elle fait trop de compte. (Rac, AHêoL, m, 4.) Je suis extrêmement étonné du peu de compte que Madame a témoigné jusques ici /aire des bons avis que le roi et ses plus confidents serviteurs lui ont donnés. (RiCHEb., Leu., à M. Hemery.)
— A CE COMPTE, comme à ce compte-là, employé «fans le style noble aussi bien que dans le style comique :
A ce compte c'est fait. [Im Veuve, i, 4.)
Ton humeur, à ce compte, est un peu tyrannique. {Ibid , v, 7.)
Amarante, àce compte, est hors de ta pensée? (La Suiv., v, 1.)
Je les ai subornés contre vous, à ce compte? {yicom., m, 7.)
COMPTER ENTRE, mettre au nombre de :
Comptes-tu mon esprit entre les ordinaires? (!.'' (" Roy., i, 4.)
— COMPTER A, compter comme, regarder comme :
Si tu peux t'affranchir de cette lùcheté
Dont l'e^lavage volontaire Cherche à leur agréer avec avidité, Et compte à grand malheur celui de leur déplaire, Tu jouiras alors d'une profonde paix. ('mil,, iii,98.)