‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 109 sur 366 · NE FAIRE PLUS DE COMPTE DE QUELQUE CHOSE · texte numérisé non relu

NE FAIRE PLUS DE COMPTE DE QUELQUE CHOSE

Quand je m'en veux défaire, il est parfait amant, Quand je veux le garder, il n*en fait plus de compu. Et n'ayant pu le perdre avec contentement.

Je le perds avec honte. {La Gai. du PaL, iii. 10.,

La locution faire compte se variait autrefois bien plus qu'aujourd'hui; ainsi on disait :

D'un vain songe peut-être elle fait trop de compte. (Rac, AHêoL, m, 4.) Je suis extrêmement étonné du peu de compte que Madame a témoigné jusques ici /aire des bons avis que le roi et ses plus confidents serviteurs lui ont donnés. (RiCHEb., Leu., à M. Hemery.)

— A CE COMPTE, comme à ce compte-là, employé «fans le style noble aussi bien que dans le style comique :

A ce compte c'est fait. [Im Veuve, i, 4.)

Ton humeur, à ce compte, est un peu tyrannique. {Ibid , v, 7.)

Amarante, àce compte, est hors de ta pensée? (La Suiv., v, 1.)

Je les ai subornés contre vous, à ce compte? {yicom., m, 7.)

COMPTER ENTRE, mettre au nombre de :

Comptes-tu mon esprit entre les ordinaires? (!.'' (" Roy., i, 4.)

— COMPTER A, compter comme, regarder comme :

Si tu peux t'affranchir de cette lùcheté

Dont l'e^lavage volontaire Cherche à leur agréer avec avidité, Et compte à grand malheur celui de leur déplaire, Tu jouiras alors d'une profonde paix. ('mil,, iii,98.)

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