‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 140 sur 366 · COUTUMIER. - CREUX · texte numérisé non relu

COUTUMIER. - CREUX

COUTUHIER, avec un nom de chose, habituel :

Je la Tois, mais mofi cœur, d'un saint zèle enflammé, ITen goûte plus Tappas dont il étoit charmé ; Et mes yenx éclairés des célestes lamières

N» ttxAveAC pl«s aiUL'Sieat leare griMf cenfanmirct. {FoL, iv, 9 )

Ce propos estoic eotuuimier entre le peuple aacien : noua mouiroDS; car nous aYOOf TB le Seigneur. (Calvin, Uimùt. chrét., i, 1.)

C'est loi qui les brigands effrayoil de sa voix.

Et des dents les meurtriers : d*où vient donc qu'il endure

La faim, le froid, les coups, les desdains et l'ii^urei

Payement eoitfiumier du service des rois? (D*Acb., TYog.)

Let astres nous cachoient leur clarté coittfiiaii^

It la terre et I€b cieux n'avoient autre lumière

Que celle des éclairs. (Racak, Ps. lxxvi.)

Mott roaiawiir exercice étoit de châtier les sottises, de rabaisser les vanités et de m» moquer de l'ignorance des hommes. (Soebl, PnmcUm, vi.) Contre ma bonté cotuumière Qui me fait toi^ours rel&cher

Si vite à la moindre prière. (Chapelle, Leu. à M"* de YaUm,)

(Sous Constantin) laf>vocation du dimanche et peutrétre la sanctification du samedi ou du vendredi, devinrent coutumitres. (Chat., Éiud. hùt., 2*étud., i.)

CRACHER, fig. FAIRE CRACHER LA LANGUE A QUELQU*tN I

Je te ferai cracher cetu langue iraUresee.

Est-ce ainsi qu'on me sert auprès de ma maîtresse,

Détestable sorcière? [La feuve, n, 3.)

CRÉDIT, emploi figuré dans le sens de faveur :

Chet cette race nouvelle

Où j'aurai quelque crédit,

Vous ne passerez pour beUe

Qu'autant que je l'aurai dit. . {CEuv.div,, stances.)

— SE METTRE EN CREDIT, douuer bounc opiuion de soi :

Et quand il a dessein de se mtitre en crédit.

Plus il y fait d'effort, moins il sait ce qu'il dit. {Suite du Ment., ni, 1.)

CREUX, subst. DU CREUX du cercueil, du fond du cercueil :

Onand Maurice peut tout du creux de ion cercucU,

A ce fils supposé dont il me faut défendre

Tu parles d'ajouter un véritable gendre! [HéracL, i, 3.)

On dit d'une manière analogue :

Pourvu que je descende au creux <tun monument.

Je veux bien qu'il m'y suive. (Le card. de Richbl., Mirante, iv, 2j

Eidu creux de leur tomkemu sortira cette voix qui foudroie toutes les grandeurs.

(Boss., Orais.fun, de la duch, irOrl.)-~ku son de cette voix toute-puissante qui

se fera entendre en un moment de l'orient jusqu'à l'occident, et du septentrion

CRIME. — CROHtE. 4M

jasqa'aa midi, les corps gisants, les os desséché! , U ceûdie et la poussière froÛ» et (iBsensible, seront émos dont U ereu» de leurs lombêmm. (Bosi., Serm. pour le jour des morts, i.)

Et d'une manière approchante :

Comme s'il fust descendu au creux d'un puits très-profond. (Lb Vaysb, Hom, Aead,, m.)

— DU PLUS CREUX, AU PLUS CREUX DE l'abime, comme du plus profond, au plus profond de Tabime :

L'envieux, qui verra du plus creux de CabUne Le ciel ouvert aux saints et fermé pour son crime, D'autant plus furieux, hurlera de douleur

Pour leur félicité plus que pour son malheur. (IMv» i^ SML>

Au plus creux de Vabtme elle fait trébucher

Ces astres si brillants de gloire et de lumière. \/^^f ^% 14j)

n te consolera des peines que tu souffres, ' Bt fera dans la terre, au plus creux de ses gouffres.

Périr tes ennemis. (Ragan, Ps. uv.)

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