‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 189 sur 366 · PÉRIL DOUTEUX · texte numérisé non relu

PÉRIL DOUTEUX

Quand ce péril douteux épargne an mal certain. (OEd,, \, \,)

DROIT, subst. AVOIR droit de , avec un nom de chose pour sujet, être capable de, être suffisant pour, savoir :

Enfin mon désespoir, parmi ces longs obstacles»

M'a fait avoir recours à la voix des oracles ;

Ëcoutez si celui qui me fut hier rendu

Eut droit de rassurer mon esprit éperdu. [Bor,^ i, 3.)

Ce sont des déplaisirs quMl fait bien d'épargner,

Et sa douleur secrète a droit de l'éloigner. [Rodog., v, 3.)

La victoire aura droit de le faiie renaître. {Sert,y m, 3.)

Quand on a commencé de se voir malheureuse.

Rien ne s'offre à nos yeux qui ne fasse trembler,

La plus fausse apparence a droit de nous troubler. [Sur., i, 1.)

Thomas Corneille a dit comme son frère :

Oui, Barsine, et le prince a beau se déguiser,

L'amour seul à ce trouble a droit de l'exposer. (T. Corn., Aniioch,, u, 1.)

— AVOIR PLEIN droit DE (uu infinitif] :

Avez- vous oublié cette grande maxime,

Que la guerre civile est le règne du crime.

Et qu'aux lieux où le crime a plein droit de régner.

L'innocence timide est seule à dédaigner? (Sert., i. 1.)

— PRENDRE DROIT DE ( uu infinitif] , avcc un nom de chose pour sujet :

Flatteuse illusion, erreur douce et grossière.

Vain effort de mon âme, impuissante lumière.

De qui le faux brillant prend droit de m'éblouir,

Que tu sais peu durer et tôt t'évanouir! {Hor,, m, 1.)

— A DROIT DE, à titre de :

Supplante ton rival par une illustie audace,

Viens à droit de conquête en occuper la place. {Androm,, m, 3.)

Je hais ces compliments à droit de parenté.

(T. Corn., La Comt.d^Otfmeil, iii, 8.) l\ est certains impertinents, A droit de fort esprit, hardis, entreprenants. Qui, sans savoir pourquoi, traitent de ridicules Les plus justes motifs des plus sages scrupules. (Id., Feet. dePier,, t,9.)

DU, subst., devoir :

Vous avez fait le dû de votre office. {Suite du Ment,, i, 4.)

On a dit exactement de même avant Corneille :

Continués donc, messieurs, je vous prie, la fidélité que vous avés jusqu'ici tesraoignée à Sa Maje&ié, en ce qui est du dtub de vos charges. {Lett, mite, de

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