‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 304 sur 366 · ÉPUISEMENT · texte numérisé non relu

ÉPUISEMENT

Que fussiez-vous devenu, si votre dernière disgrâce vous eût accueilli dans ces épuisemenu d'argent où nous vous avons vu? (Hahilt., Gramm,, c. vi.)

ÉRUDITION, pour désigner des remarques, des reclierches, des observations savantes, curieuses :

Je fevois un gros volume si je voulois lui montrer (à Perrault) toutes les autres bévues qui sont dans les sept ou huit pages que je viens d'examiner, y en ayant presque encore un aussi grand nombre que je passe, et que peut-être je lui ferai voir dans la première édition de mon livre , si je vois que les hommes daignent jeter les yeux sur ces «(rudtaonj grecques. (Boil., Réfl* sur Long,, m.) — Permettezmoi, monsieur l'abbé, de répondre aux éruditions de M. le président. (Pbrr., Paraît, des anc. et des inod.,4* dial.) — Les sermons des Pères sont simples, sans art qui paraisse, sans divisions, sans raisonnements subtils, sans éruditions eurieuses. (Fleurt, Moeurs des chrét., xl.) — Sans avoir besoin de nous arrêter à ces éruditions rabbiniques, il nous suffît que...(Boss., Expl. de la proph. d'Isaie, 3« lett.)— Ces grandes éruditions ne font souvent que beaucoup offusquer le raisonnement. (Id., Mém, sur la Bibl. eccL de Dupin.)

On a essayé de nos jours de rajeunir cet emploi : Ce caractère original du savant pur, du savant qui étudie toujours, et qui

S58 HONTES. — pluralisation des termes abstraits.

prend note sur note et amasse les iruditioni antonr des pages. (Stb-Bbots, JTm., 23 fév. 1857.)

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