‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 328 sur 366 · VAILLANCE · texte numérisé non relu

VAILLANCE

Après qu'il eut veu la longue guerre et les grans vaillances faictes par les Troyens et les Grecs^ congnut clerement que en la fin seroient les Troyens mors en leur ville destruicte. (Le Sire de Bern., Roman de TroiluSf 1. ) — Adonc commença un grand et terrible assaut, où il y eut et se passèrent de grans vaillances de part et d'autre, main à main. (J. Chart., Chron. de Charles V//, c. 260.) » Vous aviez déjà fait paroltre vos vaillances au siège de Poitiers. [Satyre Ménippée^ Har. de d'Aubray.) — Vous penseriez que je vous voulusse conter mes vaillanees. [Leu, miss, de Henri JV, t m, p. 446.) — Il y en a qui approuvent la flatterie, parce qu'elle nous propose devant les yeux quels nous devons estre, et si les vertus et vaillances qu'on nous 4onne sont en nous. (Bouchet, Serées, xin.)

VALEUR, dans le sens de vaillance:

Mustrum avaut noz granz vigurs

E noz forces e nos vulors. (Benoît, Chron, des ducs de Norm,, v. 1233.} Ah I brave Odrysien, d'où viennent ces malheurs

Qu'un mérité succez n'égale nos valeurs? (Schel., Tyret Sid., I^« j., 1,7.) Et ne faut douter nullement de ses valeurs, car un homme de cœur ne fit jamais ce qu'il a fait. (Brant., Det duels.)

Dans le sens de mérite :

Toujours au cœur ton nom et tes valeurs

Et tes beautez me seront imprimées. (Bons., Amour.%, i, f)!.)

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