DR LA
LA, adv. de temps , alors :
Ld, par on loDg récit de toates les misères
Que durant notre enfance ont enduré nos pères,
Renouvelant leur haine avec leur souvenir.
Je redouble en leurs cœurs l'ardeur de le punir. \Cm.^ i, 3.)
LAIRRAI pour laisseim :
Mais' ta muse du moins s'en lairra suborner. {Met., i, 3, l^* éd.)
Tous lairra par la mort don Sanche pour époux. [Le Cid., v, 4.)
Corneille a fait disparaître cet archaïsme dans sa révision de 1660; mais les contemporains de sa jeunesse et ses prédécesseurs immédiats employaient encore la vieille forme lairrai pour laisserai :
Nous qui sommes si braves Nous lahroru des enfants qui seront des esclaves. (D'Adb., La Trag-, ii.)
Cependant Vaugelas la condamne absolument :
< Laibhois, Lairhat. Cette abréviation de lairroU, lairray^ en toates les personnes et en tous les nombres, pour laitserois et iaisseray, ne vaut rien, quoy qu'une infinité de gens le disent et l'écrivent. Quelques poètes ont creu que les vers leur permettoient d'en user ; mais ceux qui aiment la pureté du langage le souffrent aussi peu dans la poésie que dans la prose. »
M. le comte Jaubert, dans son savant Glossaire du centre de la France t a présenté de nombreux exemples de remploi de cette forme au seizième siècle. Nous nous abstiendrons d'en citer ici, pour nous conformer à notre principe d'éviter les redites inutiles.
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