‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 109 sur 342 · POMPE. - PORTE · texte numérisé non relu

POMPE. - PORTE

POMPE. AVEC POMPE, avec éclat, dans un sens défavorable :

De quoi vous a servi d'avoir go me flatter, D'avoir pris le parti d'un ingrat qui me trompe. S'il ne fit le constant qn'afin de me quitter

Âvecque plus de pomp^ ? [La HaL du Pai„ m, 10.)

— POMPE, au pluriel, dans le sens d'éclat :

Est-il environné de ces pompes cruelles

Dont à Rome éclatoient les victoires nouvelles.

{Les Victoires du roi en 1667.)

On a dit d'une manière analogue :

Et ne me puis passer de mettre par escrit et incorporer en ces preseos mémoires les pompes, l'ordre et la manière Je faire desdictes noces. ( Ouv. db La Mabcbe, Mim., ii, 4.)

POPULAIRE. UNE ERREUR POPULAIRE, uuc crrcur accréditée parmi le peuple :

Elle-même a semé cette erreur populaire

D'un faux Héraclius qu'elle accepte pour frère. (HéracL^ i, S.)

PORT, action d'apporter, le port de bonnes nouvelles :

Qu'un hymen doive unir nos ardeurs mutuelles I Ah mon heur I pour le port de si bonnes nouvelles

C'est trop peu d'un baiser. (C/ti., v, 3, l'** éd. jusqu'à 1644 inclus.)

PORTE, fig. :

Voyant ainsi la porte à ta fortune ouverte

Je pourrois librement consentir à ma perte. {La Suiv.f ii,M

Seigneur, vos devins seuls ont causé notre perte.

Par eux à tous nos maux la porte s'est ouveru. {^tt.^ v, 1.)

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