‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 146 sur 342 · QUI · texte numérisé non relu

QUI

QUI, eiiipt. POUR QUI, au lieu de pour celui qui :

A quel droit voalez-vons que eette haine cesse

Pour qui lai disputa ce trône et sa maîtresse. (OiA., ri, 5.)

— DE QUI, pour celui de qui :

C'est là que sur mon trône avec plas de splendeur

Je puis honorer Rome en son ambassadeur,

Faire réponse en reine, et comme le mérite

Et de qui Ton me parle, et qui m'en sollicite. [Pfiewm., iii, l.>

— A QUI, pour à quelqu'un qui :

Mais j'ai tort d'en parler à qui ne peut m'entendre. {Poi,, v, 3. ^

— .n'avoir QUI TROMPER, u'avoir personne à pouvoir tromper ^

C'est là que, loin du monde et de sa vaine pompe.

Je n*aurai qui tromper, non plus que qui me trompe. {La PL Aoy.,v, 7. ^

— QUI, précédé d'une préposition, et se rapportant à un noir^^ de chose, pour lequel :

Je triomphe aujourd'hui du plus Juste courroux

De qui le souvenir puisse aller jusqu'à vous. {Cûtna, v, 3— — > )

Nommez quelques châteaux de qui les noms barbares,

Plus ils blessent l'oreille, et plus ils semblent rares. (Le Ment., i, 4.- — ■

Il y a des choses sur gai le poète n'a jamais aucun droit. {Deux, Diêc,) — J*i^^^

fait voir qu'il y a des choses sur qui nous n'avons aucun droit. {Ibid,) ^ hip^ ^

jurisconsultes admettent des fictions de droit, et je voudrois à leur exemple in -^"^

troduire des fictions de thé&tre, pour établir un lieu théâtral, qui ne seroit 0^^=^'

l'appartement de Cléopâtre, ni celui de Rodogune dans la pièce qui porte ce titre

mais une salle sur laquelle ouvrent ces divers appartements , à qui j'attriboeroi^^^* deux privilèges. (7Vof«. Disc.)

11 porta comme vous la pourpre vénérable,

De qui le saint éclat rend nos vœux éblouis.

{Sowut pour M, D. V. envoyant un galandà M. L. C. D. L — '

Il n'y a guère que les grammairiens de nos jours qui aie proscrit cet emploi. Qu'on en juge par cette suite d'autorités :

Rien ne se peut sauver du milieu des sellions : Mais bien quelques espics, levez des tourbillons Dans les buissons plus forts, soubs qui la vive guerre Que leur ont faict les venu les a fichez en terre. (D'Aub., Lee Trag., T ^) U y a assez longtemps que vous me connoissez pour sçavoir que la paresse e^^ une maladie qui me dure depuis le berceau, et pour qui tons les médecins oc» ^ perdu leur latin. (Racan, Leii. à Batzac,) Et leurs sommets impérieux S'humilier devant la foudre De qui l'éclat victorieux Avoit mis La Rochelle en poudre.

(Id.. Leu. à ChapelU, Ménage et ConrmruJ

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