‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 233 sur 342 · TANDIS · texte numérisé non relu

TANDIS

CLiTANDRS. Tandis ce m*est assez qu'un rÎTal préféré

N*obtieDt, non plus qoe moi, le succès espéré. (C/ic, u, 5.)

Ils ont tourné le dos, me voyant secouru,

Mais ce que je suivois tandii est disparu. (La Gai, du Pal., i, 9.)

Elle vous fait tandis cette galanterie

Pour s'acquérir le fruit de flile bien nourrie.

Et gagner d'autant plus de réputation

Qu'on la croira forcer son inclination. {La Sicttr., ui,4.)

TandiSj par la fenêtre ayant vu ton retour,

Je t'ai voulu sur l'heure apprendre cet amour. {La PL Bop,, v, 5.)

Et tandis il m'envoie Faire office envers vous de douleur et de joie. (tf or., iv, S.)

TandiSy pour un moment trêve de raillerie,

Je veux entretenir un peu ma rêverie. (La Suite du Ment., m, %)

Tandis, ce soir chez moi nous souperons ensemble. (Ibid,, m, i.)

L'effet expliquera le sens de la menace, Tandis, souvenez-vous, malgré tous vos mépris. Que j'ai fait ce que font et le père et le fils. (Théod,, i, 3.}

Tandis, permettez-moi de vous entretenir.

Et de blâmer un peu cette vertu farouche,

Cette insensible humeur qu'aucun objet ne touche. (Ibid., n, 2.)

Tandis, tu m'as réduite à faire un peu d'avance, A consentir qu'Albin combattit son silence. (Oik., m, 1.)

Cette signification est ancienne dans la langue et d*est longtemps maintenue :

Tandis rôtir sa perdris on faisoit. (Cl. Marot, Êpigr.}

Les médecins lui ordonnèrent tout premièrement le clystère et la saignée, à 1»^ grande mode accoustumée; puis des sirops par quatre matins; tandis une mé^ decine. (Des Pér., Nouv., xci, éd. La M.) — L'alarme tandis estoit grande damE* ladicte ville. (Nontluc, Comrn,, i.) — Cependant les Espagnols faisoient semblaiU de me vouloir charger ; mais ils n'osèrent m'enfoncer. Tandis ces six orphelins faisoient merveille de tirer. (Id., ibid,)

Tandis nous songerons à faire

Tout préparatif nécessaire. (Godard, Les Desguis,, iv, 7.)

Et tandis continuant les vœux que je dois et fay pour la prospérité de V. A., je demeure. (S. Fr. de Sales, Lett., à Ch. Emm., 29 mars 1612.)

Tandis le singe prend à la gorge son maistre. (D'AuaiGifé, Le« TVa^.J.ii.) Taudis j'acheveray le voyage entrepris.

(Alexandre Hardy, Âlceste, ou la FidéUH,)

Faites-moi la venir ; tandis, cette verdure

Peut-être trompera les ennuis que j'endure. (Richelieu, Miroau, i, 10

Tandis la vieille a soin du demeurant,

Fouille au bahut, choisit pour cette fête

Ce qu'ils avoient de linge plus honnête.

(La Font., Conus et Nouv., 8* p., v, Le Faveoo.) Tandis le peuple eslu jouit de la lumière, Il chemine, il s'exerce à l'œuvre coustumiere.

(Saint-Amant, Moyse sawé, v.)

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