TERME
Quelquefois en remplace aux :
Le 7 octobre 1577, la reine demeura malade À Amboise , de faschene (e on disoitl qu'elle ne peut faire d'enfans, et qu'elle avoit ouï quelque bruit qu'à ceste cause le roi estoii en terme* de la répudier, ce qui estoit faux. (L'Estoili.) /oKffi. de Henri llïj) — J'eus le vent que mon maître, persuadé par ses amis de quitter sa manière de vie, iijoii en urwMi de se marier. (Sorbl, ProneUm^ u.)
De même avec le sing. :
J*e»toi» en terme de depescher quelque personnage exprés pour se conjouir de ma part avec la dicte dame de ce bonheur. {Lett, mist, de Henri IV, t. iv, p. lU.)
On trouve encore être sur les termes de, pour signifier être sur le point de, ou être en position, être en mesure de :
n a prins la ville dudit Myrebeau, et ett sur Us termes de cappituler avec ceulx du cbasteau. {Lett. miss, de Henri IV, t. iv, p. 445, 36 juill. 1591.) — Estant sttr les termes d'envoyer les sieurs de Commartin et Pitbou à Vervins. {Ibid,, t. v, p. 271.) — Charles d'Anjou son frère le vint trouver rS. Louis), lorsque la ville estoit sur les termes de se rendre. (Rohan, Intir, des Princes, 1666, p. 70.) — De manière que nou% serons sur les termes de dire à nos parties... (Mont., £m., ii, 13.)
On trouve dans des sens analogues, être en grands termes de: Et accuse ma fainéance de n'avoir passé oultre À parfaire les commencements
qu'il a laissés en sa maison ; d'autant plus que je suis en grands termes d'en
estre le dernier possesseur de ma race. (Mont., Ess., m, 9.)
Mettre aux termes de, réduire à telle ou telle extrémité, ou mettre en état de :
On combattit longtemps le feu qui me dévore,
Mais tâchant de l'éteindre, on l'accroissoit encore.
Et le soin que mon père a pris de me guérir
M'a mis cent et cent fois aux termes de mourir. (Rotr., taure Per«^.,v,9.) Le mal-heur de n'estre pas au gré de son prince doit mettre tout homme de bien aux termes de se retirer du monde. (Tbboph., Lett.y xviii.) — Le mariage de Chimène avec Rodrigue ayant été résolu dans Tesprit du comte, la querelle qn'il a incontinent après avec D. Diégue met l'affaire aux termes de se rompre.($eii(iiiide l'Acad. sur le Cid.) — J'ai cru que c'étoit une heureuse occasion pour metfrc M. de Lauzun en état et aux termes de pressentir la situation où je me trouvoit- (M'«« DK MoNTP., Mém„ 1670.)
Réduire aux termes que, réduire à un état tel que : Toutes les marques de la générosité de Carmante la rendant plus accomplie * mes yeux, me rendoient aussi plus sensible aux obstacles que ma fortune appof' toit à sa possession, et elles me réduisirent enfin aux termes que je n'étois pl<^* supportable à moi-même. (M"' de Villbd., Carmanu, impart., liv. i.)
Et dans un sens approchant avec le sing., au terme de : Jacaya, croyant s'être aperçu qu'il était parvenu au terme de pouvoir parler sa^^ témérité, fait une lettre où il expose ses raisons. (M"*db Villbd. , Ann. ^oiknifet, vit ^ '
— TERME, délai :
Elle n'a que fureur et que vengeance en l'&me :
Mais^ en si peu de temps, que peut faire une femme ?.
Je n'ai prescrit qu'un jour de terme à son départ. {Méd.j iv, '