‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 265 sur 342 · TREMBLEMENT. — TREMBLOTANT · texte numérisé non relu

TREMBLEMENT. — TREMBLOTANT

TREMBLEMENT, en t. de musique :

Qu'il ail BUT chaque ton ses rimes ajustées,

Sur chaque tremblement ses syllahes comptées. [Excuse» à Arisu,)

TREMBLER a, suivi d'un infinitif:

Mais, hélas I cher ingrat, adorable parjure,

Ma timide voix tremble à te dire une injure. (CMt.f i, 1.)

Vous voyez que je tremble à vous le déclarer. (Oth,, v, 6.)

Voilà tous les efforts qu'enfin j'ai pu me faire.

Tout ingrate qu'elle est, je tremble à lui déplaire. (Penh,, ii, 3.)

«ÉBÉNiCB. Ne dit-on rien de plus ?

PBiLON. Ah ! madame, je tremble

A vous dire eneor... {Tiu et Bér.y ii, 3.)

Et c'est par là, d'abord, que vous pourrez juger

D'un amour dont son cœur tremble à se dégager. (T. Corn.» Pyrrh,, m, 3.)

C'est par cette raison qu'd l'accepter, je tremble.

(BoissY, L'Époux par supercherie, i, 6.)

— TREMBLER, en parlant du cœur, avec le nom de la personne pour rég. indir. :

Eh quoi ! le cœur te tremble ? [L'Illus. com,, iv, 3.)

TREMBLOTANT, fig., pour signifier, en balance, incertain.

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