‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 271 sur 342 · TROUBLE. — TROUVER · texte numérisé non relu

TROUBLE. — TROUVER

wtr- TROP, subst. MON TROP DE MALHEUR, comme l'cxcès de mm malheur :

Je ne viens point ici par de noirs artifices,

De mon cruel destin forcer les injustices,

Pousser des assassins contre tant de valeur.

Et t'immoler en lâche à mon trop de malheur. {PerUi., ui, 4.)

— SON TROP DE VERTU, Texcès de sa vertu :

De son trop de vertu sachons le dégager. [Penh., lu, 6.;

Le frère de Corneille a dit d'une manière analogue :

Didas, ton trop de zèle a trahi ta prudence.

(T. Corn., Fer t. et Démétr., m, 8.)

TROUBLE, avec le pluriel, pour signifler inquiétude, agitatioD de l'âme, de l'esprit :

Mais le voilà, madame, Qui vous fera mieux voir les troubles de son âme. (OiA.. ?,8.)

Du moment qu'il l'a vae.

Ses troubles ont cessé, sa joie est revenue. [Soph., ii, 1.;

— EN TROUBLE, avec trouble :

Je ne reçois qu'en trouble un si confus espoir. {CEd., if , 9L)

TROUBLER, neutralement, exciter des troubles, se soulever :

De passion pour moi deux sultanes troublèrent ;

Deux autres, pour me voir, du sérail s'échappèrent :

J'en fus mal quelque temps avec le grand seigneur. {L'Illus. corn., ii,S.]

Un des plus célèbres précurseurs de notre grand poète a dit de môme :

Les peuples, tous esmeus, commençoient à troubler.

(D'AUBiGNÊ, Les Trag , it)

TROUVER A, dans le sens de faire rencontrer à. Emploi des plus énergiques qui se fassent admirer chez Corneille :

Vous pouvez cependant faire munir ces places.

Préparer un obstacle à mes nouveaux desseins^

Disposer de bonne heure un secours de Romains;

Et si Fiaminius en est le capitaine.

Nous pourrons lui trouver un lac de Trasimène. {Nicom., », 3.^

— TROUVÉ, part, passé, le premier trouvé, comme le jiremier venu :

Aucun jusqu'à ce point n'est encor arrivé,

Mais je le changerai pour le premier trouvé, (.lf^.,v.3.)

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