TURBULENT. — UN
TURBULENT, au sens moral, qui cause du trouble, de l'agitation. TURBULENT ESPOIR !
Et s'est débarrassé de la foule importune
Du turbulent espoir de tant de concurrents,
Que la soif de régner avoit mis sur les rangs. {Puleh., ii, 1.)
TYRAN, fig. TYRANS DE LA PENSEE, en pariant de sentiments qui tyrannisent le cœur :
Secrets tyrans de ma pensée.
Respect, amour, de qui les lois
D'un juste et fâcheux contre-poids
La tiennent toujours balancée. [La Veure, u. 1.)
TYRANNIE, fig., avec le plur. :
L'amour entre deux cœurs ne veut que les unir,
L'hyménée a de plus leur gloire à soutenir;
El je vous l'avouerai, pour les plus belles vies
L'orgueil de la naissance a bien des tyrannies, {Pukh., i,l.)
TYRANNIQUE, qui tyrannise, qui domine la volonté, tyrannique EFFROI :
Qui vous l'a dit, seigneur? Quel tyrannique effroi
Fait cette illusion aux destins d'un grand roi ? (La Tois. (tory i, S.)
UN. l'un ni l'autre, comme ni Vun ni Vautre :
Hais les funestes désespoirs de Marcelle et de Flavie, bien que Vune ni Court ne fasse de pitié, sont encore plus capables de purger l'opialâtreté à faire def mariages. (Exam. de Théod.)
Mais si l'un parle mal, l'autre va bien agir,
El Cun ni l'autre enfin ne vous fera rougir. {HiracL, m, 1*1
On diroit que tous deux agissent de concert,
Qu'ils ont juré de n'être importuns Cun ni l'autre, [Àgés.^ i, ^•
L* exactitude grammaticale s'oppose à cette manière de parler; cependant un des rhéteurs les plus corrects et les plus classiques du dix-huitième siècle a dit, en prose :
Je craindrais trop de me tromper ou de tromper les autres; mais je saisqo* Cun ni l'autre n'est une affaire pour ceux qui sont tellement pressés de parier« qu'ils n'attendent pas même à savoir ce qu'ils ont à dire. (La Harpb, Corresp. /îtt** préf., p. 8, éd. 1804.)