‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 292 sur 342 · SUPPLÉMENT · texte numérisé non relu

SUPPLÉMENT

ABATTEMENT, avec le pluriel.

On a dit comme Corneille, au dix-septiëme siècle :

Pourquoi ces abauemenis, ces désolations où vous tombez *} (BouRO., Petit,, édit. de Bnix., 1769, t. ii, p. 84.)

ABATTRE, tig. :

Assez et trop longtemps rarrogancD de Rome

A cru qu'être Romain c'étoit être plus qu'homme.

Abattons ta tuperbe avec ta liberté, {Pomp. , i , 1.)

Voltaire fait cette remarque :

« On n'abat point la liberté, on la détruit ; rien n'est beau sans le mot propre. »

• U nous semble, dit plus justement Palissot, qu'un poëte, obligé toujours de préférer l'expression la plus forte et la plus animée à une expression plus faible on plus vague, ne balancera jamais sur le choix entre abaUre ou détruire la liberté. Détruire peut être le mot propre de la prose ; abattre, qui fait image, doit être celui de la poésie. »

ABJET, pour ah^'ect :

Après Texemple de J. Bertaud, ajouter :

Le frère du grand Corneille a dit aussi :

J'arrache votre gloire à Tindigne projet

D*nnir un sang auguste au sang le plus objet, Jt

(T. Corn., Pers. et Démétr,, iv, 5 p

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