‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 294 sur 342 · AFFAIBLIR. — AINSI · texte numérisé non relu

AFFAIBLIR. — AINSI

AFFAIBLIR, v. a.

Conieille a dit affaiblir un Etat de (V. la cit. à cet article), pour signifier Taffaiblir en lui faisant perdre. . . On trouve de même, dans un des plus anciens et des plus remarquables monuments de notre littérature :

Jà au Danois n'iere mais apaiés ; Car de mes homes m'a trop affebloié,

(Raimbert db Pabis, OgUr de Dan., v. 945i.)

Et au seizième siècle :

Ex ledict roy Ferdinand affoibly (fautant de païs, et ^fautant d'amis et adherang. (Mart. du Bellay, Mim., 1. iv, £• 120, v», éd. 1572.)

AGE, s. f., comme le latin œtas :

Outre Vâge en tous deux un peu trop refroidie

Cela senliroit trop sa fin de comédie. (La Gai, du Pat., y, 8.)

Le seizième siècle employait souvent âge au féminin :

. Hélas I je fuz trop véhément De faire guerre à ung Clément, Qui porte en ce ne aage dorée Sur tous la couronne Laurée.

(G. Fontaine, La Complaincte et Testam. de F. SagouifH.)

Le genre de ce mot n*était pas encore fixé du temps de Corneille. Malherbe le faisait indifi'éremment masculin et féminin :

Quoi que Y âge passé raconte.

Et maintenant encore en cet âge penchant.

Que d'hommes fortunés en leur âge première Font un visage d'or à celte âge ferrée.

« Il est aujourd'hui plutôt masculin que féminin, )> disait Ménage. [Observ. sur la langue franc. ^ 4'« p., c. lxxiv.)

On trouve encore des exemples du féminin dans la seconde moitié du dix-septième siècle :

Les escrivains de la moyenne aage, (Jacq. Delalande, Coût, d'Orléane, 1673» p. 165, col. 2.)

AINSI QUE, comme.

Après les vers de Molière, ajouter :

Ainsi que s'employait pour comme, dans divers autres cas. Par exemple, on trouve :

Ce marest ou estang, ainsi qu'on le voudra nommer, a sa forme presque rond% (Fàughst, Antiq, gmtL, 2* vol., ii, 15.)

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