AFFAIBLIR. — AINSI
AFFAIBLIR, v. a.
Conieille a dit affaiblir un Etat de (V. la cit. à cet article), pour signifier Taffaiblir en lui faisant perdre. . . On trouve de même, dans un des plus anciens et des plus remarquables monuments de notre littérature :
Jà au Danois n'iere mais apaiés ; Car de mes homes m'a trop affebloié,
(Raimbert db Pabis, OgUr de Dan., v. 945i.)
Et au seizième siècle :
Ex ledict roy Ferdinand affoibly (fautant de païs, et ^fautant d'amis et adherang. (Mart. du Bellay, Mim., 1. iv, £• 120, v», éd. 1572.)
AGE, s. f., comme le latin œtas :
Outre Vâge en tous deux un peu trop refroidie
Cela senliroit trop sa fin de comédie. (La Gai, du Pat., y, 8.)
Le seizième siècle employait souvent âge au féminin :
. Hélas I je fuz trop véhément De faire guerre à ung Clément, Qui porte en ce ne aage dorée Sur tous la couronne Laurée.
(G. Fontaine, La Complaincte et Testam. de F. SagouifH.)
Le genre de ce mot n*était pas encore fixé du temps de Corneille. Malherbe le faisait indifi'éremment masculin et féminin :
Quoi que Y âge passé raconte.
Et maintenant encore en cet âge penchant.
Que d'hommes fortunés en leur âge première Font un visage d'or à celte âge ferrée.
« Il est aujourd'hui plutôt masculin que féminin, )> disait Ménage. [Observ. sur la langue franc. ^ 4'« p., c. lxxiv.)
On trouve encore des exemples du féminin dans la seconde moitié du dix-septième siècle :
Les escrivains de la moyenne aage, (Jacq. Delalande, Coût, d'Orléane, 1673» p. 165, col. 2.)
AINSI QUE, comme.
Après les vers de Molière, ajouter :
Ainsi que s'employait pour comme, dans divers autres cas. Par exemple, on trouve :
Ce marest ou estang, ainsi qu'on le voudra nommer, a sa forme presque rond% (Fàughst, Antiq, gmtL, 2* vol., ii, 15.)