CHAMP. -^ .CHANGER
CHAMP. DONNER LES GHMiiPS, comme on, dit dotmetJa clé de$ ch
Ajouter :
Donner les champs se disait souv^ipt dans Tanoienne langue, au propre et au figuré :
Lors DOS chevaliers après avoir osté les longes à leurs oiseaux leur donerpm le» ehampi. (Fauchbt, Aniiq. gaul,, 2* vol., v, 18.)
On trouve aussi redonner les champs :
Je ne prens guère besle en vie, à qui je ne redonne les champt. (Montaignk, £<j., liv. Il, ch. 11.)
CHANGER, act., au sens moral, faire changer.
Ajouter cet exemple :
Hais tout ainsi que je ne dois espérer de te changer, aussi ne faut-il pas que tu penses de me rendre autre que je ne suis. (D'Urf^, tAstriet ii, 9.)
— CHANGER UN AMANT, le quitter pour un autre. On a dit après Corneille :
Vous pouvez le changer, vous poavex le haïr; Mais vous joindre à Clotaire, Elvire, et le trahir, C'est le dernier effet d'une âme foible et basse.
(M»" DE ViLLiD., Le Favori, iv, 1.)
On disait de môme changer une maîtresse y popr changer de maîtresse :
On a droit de changer un objet adorable.
Quand on ne luy voit point de raison ny d'amour.
(M"* DK La Sdzb, Recueil de piècee galantet, t. iv, p. 133.)
— SE CHANGER, pour signifier changer de sentiments.
Au lieu de : nous n*avons pas rencontré d'exemple de cet emploi, lire :
Se changer se rencontre fréquemment avant Corneille, et même de son temps, pour signifier changer de sentiments, ou changer de conduite :
Se tu mectz ta pain en aulcune personne pour ton plaisir ou consolacion y trouver et avoir, tu seras lousjours instable et empescbé, pource que' souvent les personnes « c/iangt-m et faillent. [Intern. consoL, ii, zxxxii, Bibl. elzcv.) Toulesfois esprouver Je vouldrois bien si leur amour est stable^