‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 304 sur 342 · CHAMP. -^ .CHANGER · texte numérisé non relu

CHAMP. -^ .CHANGER

CHAMP. DONNER LES GHMiiPS, comme on, dit dotmetJa clé de$ ch

Ajouter :

Donner les champs se disait souv^ipt dans Tanoienne langue, au propre et au figuré :

Lors DOS chevaliers après avoir osté les longes à leurs oiseaux leur donerpm le» ehampi. (Fauchbt, Aniiq. gaul,, 2* vol., v, 18.)

On trouve aussi redonner les champs :

Je ne prens guère besle en vie, à qui je ne redonne les champt. (Montaignk, £<j., liv. Il, ch. 11.)

CHANGER, act., au sens moral, faire changer.

Ajouter cet exemple :

Hais tout ainsi que je ne dois espérer de te changer, aussi ne faut-il pas que tu penses de me rendre autre que je ne suis. (D'Urf^, tAstriet ii, 9.)

— CHANGER UN AMANT, le quitter pour un autre. On a dit après Corneille :

Vous pouvez le changer, vous poavex le haïr; Mais vous joindre à Clotaire, Elvire, et le trahir, C'est le dernier effet d'une âme foible et basse.

(M»" DE ViLLiD., Le Favori, iv, 1.)

On disait de môme changer une maîtresse y popr changer de maîtresse :

On a droit de changer un objet adorable.

Quand on ne luy voit point de raison ny d'amour.

(M"* DK La Sdzb, Recueil de piècee galantet, t. iv, p. 133.)

— SE CHANGER, pour signifier changer de sentiments.

Au lieu de : nous n*avons pas rencontré d'exemple de cet emploi, lire :

Se changer se rencontre fréquemment avant Corneille, et même de son temps, pour signifier changer de sentiments, ou changer de conduite :

Se tu mectz ta pain en aulcune personne pour ton plaisir ou consolacion y trouver et avoir, tu seras lousjours instable et empescbé, pource que' souvent les personnes « c/iangt-m et faillent. [Intern. consoL, ii, zxxxii, Bibl. elzcv.) Toulesfois esprouver Je vouldrois bien si leur amour est stable^

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