‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 334 sur 342 · RABATTRE · texte numérisé non relu

RABATTRE

On a dit, au propre, en parlant d'un oiseau, rabattre soti vol :

Lorsqu'il a saisi sa proie, il rabat son vol comme pour en éprouver le poids. (BuFP., Hist. naL des ois.^ Les oiseaux de proie, le grand aigle.)

Corneille dira, au figuré, par une très-belle image, rabattre r essor :

Rabats de cet esprit Cessor tumultueux. [tmit., iv, 8.)

RANGER A (se), suivi d'un infinitif, comme se soumettre à :

... Si quelqu'un ou plus riche ou plus beau.

Et mieux fourni d'appas à te servir se range. (Poés, div., Dial. xi?.)

On a dit d'une manière analogue avant Corneille :

Vassé, sortant, par ceste cordiale remonstrance, hors du sommeil qui avoit esgaré la raison d'avec luy, serengea à recognoistre sa faute, et à en demander pardon. (Du Villabs, Mém., ii, 1551.)

REDEVABLE, employé substantivement, au fig., comme obligé:

Si le ciel jusque-là vous en laisse incapable

Vous pourrez quelque temps être ma redevable, {Sophon.t ii,4.)

Redevable n'est indiqué comme substantif, dans les dictionnaires, qu'en parlant de dette. Il s'employait encore fréquemment, autrefois, en parlant de redevances féodales.

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