‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 338 sur 342 · SUBMISSION. — SURPRENDRE · texte numérisé non relu

SUBMISSION. — SURPRENDRE

SUBMISSION, pour soumission.

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Cette forme avait vieilli dès la première moitié du dix-septième siècle.

« Il y a vingt ans, observe aussi Vaugelas, qu'on disoit submission, et non pas soumission, quoy que Ton dist soumettre et soumis, et non pas submettre ny submis ; maintenant on dit et on escrit soumission, et non fdiS submission. Je sçay bien qu'on dit au Palais t7 â fait les submissions au greffe, mais c'est un terme de Palais, qui ne tire point à conséquence pour le langage ordinaire. » (liemarque XXIII, p. 25 de l'édit. de 4 647.)

Thomas Corneille ajoute cette note :

« Il est hors de doute qu'il faut dire soumission. »

SUPERBE, substantif.

L'usage de ce nom ne s'était pas encore bien établi, même assez avant dans le dix-septième siècle. Vaugelas avait dit, dans la liemarque XXX, que « ce mot est toujours adjectif, » Patru ajoute cette note :

« Je suis de cet avis, je ne sais qu'un endroit où il pourroit passer, qui est Vesprit de superbe, à cause de spiritus superbiœ, qui est une phrase de l'Écriture qui semble naturalisée en françois, rÉcriture ayant apporté beaucoup d'autres manières de parler en notre langue ; et néanmoins je dirai toujours l'esprit d'orgueil. »

SUR, prép. DE SUR, du haut de.

On trouve, avant Corneille, dessur, en un seul mot, pour sur, ou pour dessus :

Par foi, se ta me vois deseur mes pies esler.

N'a si fier homme ei siècle ne me doie douter. [Fierabras v. 5680

... Dessur ta lyre. (RoNS., Od., i, 16.)

Et ces voleurs dessur la place lue. (A. Habot, Àlcée, iv, 5)

SURPRENDRE de, prévenir par :

Et ton cœur généreux m'a surpris d'un bienfait

Qui ne m'a pas coûté seulement un souhait. [Remerc. au tard. Maiarw"

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