SUBMISSION. — SURPRENDRE
SUBMISSION, pour soumission.
Ajouter :
Cette forme avait vieilli dès la première moitié du dix-septième siècle.
« Il y a vingt ans, observe aussi Vaugelas, qu'on disoit submission, et non pas soumission, quoy que Ton dist soumettre et soumis, et non pas submettre ny submis ; maintenant on dit et on escrit soumission, et non fdiS submission. Je sçay bien qu'on dit au Palais t7 â fait les submissions au greffe, mais c'est un terme de Palais, qui ne tire point à conséquence pour le langage ordinaire. » (liemarque XXIII, p. 25 de l'édit. de 4 647.)
Thomas Corneille ajoute cette note :
« Il est hors de doute qu'il faut dire soumission. »
SUPERBE, substantif.
L'usage de ce nom ne s'était pas encore bien établi, même assez avant dans le dix-septième siècle. Vaugelas avait dit, dans la liemarque XXX, que « ce mot est toujours adjectif, » Patru ajoute cette note :
« Je suis de cet avis, je ne sais qu'un endroit où il pourroit passer, qui est Vesprit de superbe, à cause de spiritus superbiœ, qui est une phrase de l'Écriture qui semble naturalisée en françois, rÉcriture ayant apporté beaucoup d'autres manières de parler en notre langue ; et néanmoins je dirai toujours l'esprit d'orgueil. »
SUR, prép. DE SUR, du haut de.
On trouve, avant Corneille, dessur, en un seul mot, pour sur, ou pour dessus :
Par foi, se ta me vois deseur mes pies esler.
N'a si fier homme ei siècle ne me doie douter. [Fierabras v. 5680
... Dessur ta lyre. (RoNS., Od., i, 16.)
Et ces voleurs dessur la place lue. (A. Habot, Àlcée, iv, 5)
SURPRENDRE de, prévenir par :
Et ton cœur généreux m'a surpris d'un bienfait
Qui ne m'a pas coûté seulement un souhait. [Remerc. au tard. Maiarw"