‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 111 sur 375 · CENT. — CERVELLE · texte numérisé non relu

CENT. — CERVELLE

CENT, pour un nombre indéterminé , en parlant de eboses morales :

Et si votre vertu pouvoit croire mes larmes,

Vous nous épargneriez cent mortelles alarme». {CEd.,v(,'i']

Eu vain pour me soumettre à ses lâches efforts,

Mon âme a secoué le joug de cent remords. [Sert.ihl)

Quand cent troubles m'agitent, Que la haine, Tamour, l'honneur me sollicitent, Qu'à l'ardeur de punir je m'abandonne en vain, Hélas! suis-je en état de vous donner la main? (5tir.,u<3)

CERTAIN, AU CERTAIN, employé comme une sorte de locution adverbiale, pour signifier, d'une manière certaine :

Il ne t'est pas aisé de juger au certain

Quel esprit meut ton âme, ou ta langue, ou ta main. (/im<M ">> ^^1

On a dit d'une manière analogue, pour tout certain:

En doulx regard, en paroUe et faconde.

Pour tout certain, je ne sçay la seconde;

Et qu'ainsi soit, je le dis et sousiien. (R. de Coller, Êpiii'*''')

Pour tout certain^ en un mot résolu,

D'aller vers vous j'eusse faict mon debvoir ;

ilais l'accident m'a gardé de vous veoir. (Id., Épist. ù cert. éoM']

CERVELLE, mettre en cervelle, inquiéter, tourmenter:

Ta curiosité te met trop en cervelle. [Mél^ii^*^)

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