DÉFÉRENCE. — DÉFÉRER
n a dit d'une manière analogue :
is je saurai bien m'affermir, et profiter de l'exemple des autres, j'étudierai aui de leur politique et le faible de leur conduite , et c'est là que j'apporle remède. (Boss., 2« serm. pour le 4* dim. de car,^ ii.) — L'amour trouve le t d'apprivoiser la sagesse la plus austère, et de quelques maximes dont un se fortifie, il a toujours des endroits mal défendus, dont cette passion sait er le défaut. (M"' de Yilled.» Amours des grands hommes^ Sqlon.) — Bertet, itait vif , pénétrant et insolent, s'étant aperçu du faible , en prit U défaut ement. (Retz, Mim., iv, 1651.)
• SE TROUVER EN DEFAUT, ne pouvoir pas saisir, en parlant [uelque chose d*obseur, de diflScile :
J'en lus hier la moitié ; mais son vol est si haut,
Que presque à tous moments je me trouve en défaut, (La GaL du Pal.y i,7,)
• A CE DÉFAUT, fautc de cela :
C'est de.quoi le sénat pourra délibérer;
Mais cependant pour lui j'ose vous assurer,
Prince, qu'à ce défaut vous aurez son estime,
Telle que doit l'attendre un cœur si magnanime. [Pficom.j v, 9.)
ÉFÉRENCE, action de déférer, faire entière déférence a :
Mais ce qui me surprend, C'est de voir que Pompée ait pris le nom de grand, Pour /aire encor au vôtre entière déférence. {Sertor», i, 2.)
ÈFÉRER, V. act., accorder par déférence :
Seigneur, voyez César, forcez-vous à lui plaire ;
En lui déférant tout, veuillez vous souvenir
Que les événements régleront l'avenir. {Pomp,y ii, 4.)
Le grand Sertorius fut son parfait ami ;
Apprenez-le, seigneur, (car je me persuade
Que nous devons ce titre à votre nouveau grade) ;
Et, pour le peu de temps qu'il pourra vous durer,
Il vous. coûtera peu de vous le déférer. (Sertor.j v, 4.)
Après tant de bontés, et de marques d'estime,
A vous moins déférer je croirais faire un crime. {Àgés.f y, 3.)
1 trouve dans la même signification :
Déférez quelque chose au sentiment commun. (Rotrou, Àntigone.)
a fin voyant que cela tiroit de longue et que les viandes se gastoient, je fis à Glitiphon qu'il se laissast vaincre ; il defféra cela à mon impatience. >PH., Fragm. d'une hist. com.j v.) — Gomme frères, nos Lorrains lui avaient \ bien des choses , mais cette distinction du fauteuil les blessa extrême- . (St.-Simon, Jlféfn.,t.ii,c.l6.)— Cette confusion ôtait l'égalité marquée avec ;aDS laquelle aucun duc n'eût pu le voir. Je dis égalité, parce qu'il était Quable que ceux de sa maison lui déférassent la main et ce qu'il voulait, ce \e pouvait pas régler les autres. (Id., ibid.) ~ Sans cesse soigneux d'admiie tout faire valoir, de tout déjérer. (Id., ibid.j t. vu, c. 31.)
174 DÉGAGER. — DÉGLACER.
— DÉFÉRER A QUELQU'UN, avoir de la déférence pour lui :
Puisqu'elle me préfère.
Ce que j'ai fait pour lui vaut bien qu'il me déjère. {Suite du Meni.^ m, 2.)
— DÉFÉRER A SA PASSION , A SON IMPATIENCE, s'y abandonner:
Quand l'homme avec ardeur souhaite quelque chose,
Quand son peu de vertu n'oppose
Ni règle à ses désirs, ni^ modération,
Il tombe dans le troublé et dans l'inquiétude
Avec la môme promptitude
Qu'il àéfire à sa passion. {ImiU, i, 6.)
Avez-vous reconnu par votre expérience Qu'il faille déférer à son impatience? {Perth.t i, 2.)
DÉGAGER. DÉGAGER LA VIE DE QUELQU*UN , Tarraclier au
danger :
Leur chef nous a paru le démon des combats, Et trois fois sa valeur, d'un noble effet suivie, Au péril de son sang a dégagé ma vie. {La Tois. d'or^ i, 3.)
— DÉGAGER d'un CHAGRIN :
De ce petit chagrin le ciel m'a dégagée, [Agés,^ n, 7.)
— DÉGAGER LA FOI, avcc Ic pronom personnel, dans le sens passif :
Si la foi sans rougir pouvait se dégager. (Agés., i, 4.)
— DÉGAGER LA FOI DES RÉVÉLATIONS, accomplir fidèlement ce que les révélations avaient promis :
Son divin salutaire a paru dans le monde,
Et dégagé la foi des révélations. ' {TVad. du Ps. xcvii.)
— DÉGAGER SA PROMESSE , avoc UD nom de chose pour sujet :
Tout ce qu'il leur jura parait en ce moment.
Et ce miracle enfin dégage sa promesse. {Trad. du dam. de la Vierge.)
— DÉGAGÉ DE, débarrassé de. style dégagé de pointes :
Le style en est plus fort et plus dégagé des pointes dont j'ai parlé, qui s'y trouveront assez rares. {Exam, de la Suiv.)
— SE DÉGAGER DE QUELQU*UN , roiuprc Tengagemènt qu'on a avec lui :
Tu l'aimes, elle t'aime, il me suffit. Adieu.
Je vais me dégager du père de Glarice. {Le Ment., n, 5.)
DÉGLACER (se), fig., cesser d'être glacé :
Tout de bon, je les vois, c'est fait, il faut mourir, J'ai le corps si glacé que je ne puis courir.