‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 196 sur 375 · PÉRIL DOUTEUX · texte numérisé non relu

PÉRIL DOUTEUX

Quand ce péril douteux épargne an mal certain. {OEd., i, 1.)

ilOrr, subst. AVOIR DROIT DE , avcc un nom de chose pour ;, être capable de, être suffisant pour, savoir :

Enfin mdn désespoir, parmi ces longs obstacles,

M'a fait avoir recoars à la voix des oracles ;

Écoutez si celui qui me fut hier rendu

Eut droit de rassurer mon esprit éperdu. [Bor,, i, 3.)

Ce sont des déplaisirs qu'il fait bien d'épargner,

Et sa douleur secrète a droit de l'éloigner. {Rodog., v, 3.)

La victoire aura droit de le faire renaître. (5erf., m, 3.)

Quand on a commencé de se voir malheureuse»

Rien ne s'offre à nos yçux qui ne fasse trembler,

La plus fausse apparence a droit de nous troubler. {Sur., i, 1.)

lomas Corneille a dit comme son frère :

Oui, Barsine, et le prince a beau se déguiser,

L'amour seul à ce trouble a droit de l'exposer. (T. Corn., Antioch,, ii, 1.)

• AVOIR PLEIN DROIT DE (un infinitif) :

▲vez-vous oublié cette grande maxime,

Que la guerre civile est le régne du crime,

Et qu'aux lieux où le crime a plein droit de régner,

L'innocence timide est seule à dédaigner? (5erf., i. 1.)

• PRENDRE DROIT DE (uu infinitif), avcc un nom de chose p sujet :

Flatteuse illusion, erreur douce et grossière,

Vain effort de mon âme, impuissante lumière.

De qui le faux brillant prend droit de m'éblouir.

Que tu sais peu durer et tôt t'évanouir! (Hor., m, 1.)

• A DROIT DE, à titre de :

Supplante ton rival par une illustre audace,

Yienaàdroit de conquête en occuper la place. [Àndrom,, m, 3.)

Je hais ces compliments à droit de parenté.

. (T. Corn., La Cornu d'Orgueil, ut, 8.) Il est certains impertinents, A droit de fort esprit, hardis, entreprenants. Qui, sans savoir pourquoi, traitent de ridicules Les plus justes motifs des plus sages scrupules. (Id., Fest. dePier,, i,2.)

tl, subst., devoir :

Tous avez fait le dû de votre office. ISuite du Ment., i, 4.)

a a dit exactement de même avant Corneille :

itinués donc, messieurs, je vous prie, la fidélité que vous avés jusqu'ici >ifnée à Sa Majesté , en ce qui est du diub de vos charges. ( Lest, miss, de

Page 1