‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 244 sur 375 · ÉTUDIER · texte numérisé non relu

ÉTUDIER

Considérez donc les avantages d'un homme qui n'apprend point parc(Hnr;il se possède, il parle naturellement; il ne parle point en déclamateur ; les choses coulent de source ; ses expressions (si son naturel est riche pour l'éloqueDce) sont vives et pleines de mouvement ; la chaleur même qui l'anime Ui fait trouver des expressions et des figures qu'il n'auroit pu préparer dans dpn étude. (FÉN.y Dial. sur Véloq,, ii.)

ÉTUDIER, act., comme s'étudiera, dans le sens d'affecter :

Et je n'étudiai cette douleur menteuse

Qu'à cause qu'en effet j'étois un peu honteuse

Qu'une autre en témoignât plus de ressentiment. (MéL^ iv, 10.)

Et quoi qu'elle étudie un peu de faux respect, {H^rficl., i, 1.)

Cent fois je me révolte, et cent fois je succombe.

Tant ce calme forcé que f étudie en vain ^

Près d'un si rare objet s'évanouit soudain. [Pulch,, n, I.)

— s'Étudier a, suivi d'un substantif:

Plus une âme est humiliée,

Plus elle s'est étudiée

A ce noble ravalement. {Itnit., ni, 43.)

On trouve, au dix-septième et au dix-huitième siècle, de nombreux exemples de s'étudier à, suivi d'un substantif, dans le sens de rechercher avec un soin attentif, s'appliquer activement à :

De grande quantité de témoignages, j'en produis seulement un petit nombre, m'estudiant à briefveté. (Calvin, Instit. chrét., i, 17.)— Ne vous estudiant point tant au repos général de votre royaume qu'au particulier de vous autres. ( Pasq., Rech,t VI, 15.) — Tous les Romains en général s*esiudièrent à l'embellissement de leur langue. (Id., le//., i, 1.) — Conduict par l'impétuosité de quelques turbulent qui ne s'estudient qu'à mal. [Lett. miss, de Henri /V, 10 fév. 1580, t. i,p.272.)

— C'est l'inconvénient le plus à craindre, et qui porte le plus de préjudice à ceux qui s'estudient à l'acquisition de la prudence. (La M. Le Vater, Hom.acad., xiv.) — Un personnage grave ne s'étudie point à une si extravagante rhétorique. (Baylk, Dict. crit.f art. Arodon, rem. A.) — Les calomniateurs qui s^étudient aux moyens de ternir la réputation de leurs ennemis. (Malebr., Rech. de laver, j m, 2« p.,xi.)

— Les Finnois s'étudient aux enchantements. (Regnard, Voy. de Laponie. )

On ne rencontrede nos jours que des exemples assez rares de cette forme heureuse :

Il a fait pleurer pendant deux jours une femme jeune et belle qui depuis on mois s* étudiait aux poses les plus nobles, aux attitudes les plus royales, pour avoir l'honneur de paraître un moment devant lui. (M'"^ de Girardin, Lettres parir siennes, 21 fév,1847.)— Les dames «'é/ttdicn£atta; allures de marquises. (L. Vbuiu., Les Libres pens.j vi, 10.)

— ÉTUDIER, neutr., avec «, suivi d'un infinitif, comme s'étudier à :

Plus un homme à lui-même étudie à mourir,

Plus il commence à vivre à l'auteur de son être. (Imit.f ii, 12')

ÉVADER, neutr., poursVvarfer :

Nous nous amusons trop, il est temps d'évader, [Vlllus. com.y iv, 9.)

Ce n'est pas mon dessein qu'on me fasse évader. [Pol.y iv, ].) Mais mon dessein n'étoit que de t'intimider,

Ou d'obliger quelqu'un à te faire évader. {p,Hft^., v, 5.)

Dans ces dernières phrases, évader peut être considéré comme employé neutralement par ellipse du pronom personnel.

Évader s'est très-longtemps employé neutralemeAt > comme échapper :

Cela laissez, messire Maurice,

A ! vous voulez évader. [Farce du Badin,)

Le duc de Nemours, après avoir gagné deux de ses gardes, évade. (Pasq., Leu.f xui, 10.) — 11 lui seroit mal aisé d'évader, (Là., ibid.) Puisqu'il est en vos mains, sans hasard d'évader, Par les formes du droit il y faut procéder.

(J. DE ScHEL., Tyr et Sid., 2« journ., ii, 8.)

En sorte que lorsqu'il viendroit pour prendre sa place, il se trouveroit pris

luy-mesme sans aucun moyen d'évader. (Mézer., Hist, de Fr., Franc. V, 1523.)

Pour qui doit recourir à sa seule innocence,

Trouver lieu d'évader , c'est trop d'intelligence. (T. Corn., Maxim, , v, 3.)

Bossuet a employé ce verbe neutralement au figuré, pour signifier, échapper à son adversaire par quelque évasion, chercher à esquiver une démonstration dont on est accablé :

De quelque côté que vous vous tourniez, il ne vous reste plus aucune défaite , mcun subterfuge, ni aucun moyen d' évader t\o\is êtes pris et convaincu. {'i>''Serm. pour le prem, dim, de CÀv.y il.)

Nombre de verbes, dans l'ancienne langue,' s'employaient ainsi neutralement, d'ordinaire à l'imitation du latin, dans des cas où le réfléchi serait aujourd'hui de rigueur. On disait, par exemple :

ABAISSER, comme s'abaisser, (Voir le Dictionnaire historique de (a langue française.)

ABATARDIR, commc s'abâtardir, [Ibid,)

ABATTRE, comme s' abattre, [Ibid,)

ACCORDER, comme s'accorder, faire un accord :

Toy, marié, qui as une femme

Qui à toy ne peult accorder, (Dadouv., Les Moy, d'éviter Mérencolie,) Je ne puis croire que le roy ait accordé avec la cabale huguenolte, que ce ne soit souz des conditions bien considérables. {Caq, de CAcc, 5* journ.)

ACCROITRE , comme s'accroître :

L'aspect, en arrivant, plus fier apparoissoit,

L'esclatante lueur prés de l'œil acroissoit. (D'Aub., Les Tragiq., v.)

AMUSER, comme s'amuser :

Vous amutez tonsjours à la pasture. [Farce de marchanda.)

APPAUVRIR , comme s'appauvrir :

La difficalté n'est pas en cela; elle est an moyen de remboursement, que je ne eognoy point si asseuré et prompt que je le désirerois, estans mes affaires en tel estât que je ne fay que appauvrir en acquérant. [Lett, mUs. de Henri /F, 25 janvier 1590, t. III, p. 125.)

ASSEMBLER , comme s'assembler :

Quant vint le mardy, environ cinq heures du vespre, commencèrent venir et asêembler femmes, tant vielles comme jones, de toutes parts. ( Les Êvang. det Que»., éd. Jann., p. 31.)

ATTENDRIR , comme s'attendrir :

Quand le roy de France vit leur grand humilité, le cueur luy aiundrii. ( U Rom, de Jeh. de Paris.)

BAISSER , comme se baisser :

La porte du Plessis ne s'ouvroit qu'il ne fust huict heures du matin, ny ne baissait le pont jusques à la dicte heure. (Comminbs, Chron, du roy Loys XL)

BRISER , comme se briser :

Tant va li poz au puis qu'il brise, (Gautier de Coinsi , de Uonacho influmine pertc/tfafo, etc., cap. xxxiii.)

CONSUMER , comme se consumer :

Mais les méchants, dans la flamme éternelle. Où rien ne les peut secourir.

Brûlent sans consumer. (Racan, P«., xxxiii.)

COURROUCER , comme se courroucer :

II se mit à courroucer contre Duno. (Montlug, Comment., ii.)

DÉPLACER, comme se déplacer :

Debout, que de ce lieu on ne desplace. ( Farce nouv.^ très-bonne et fort joyeuse, de Guillerme qui mangea Us figues du cuti^ Mais si ce vient que je passe aulcuns jours Sans rien apprendre en quelque lieu ou place, Incontinent il fault que je desplace.

(E. DoLET, Second Enfer ^ Epist. i, à Franc. I«M

Ce verbe s'emploie encore neutral. dans la locution connue : sans déplacer.

DÉSACCOUTUMER DE , comme se désaccoutumer de :

Raison ne veult que je désaccoutume

De vous servir. (Villon, Grant Testam., cxxix.)

ÉBATTRE , comme s*ébattre :

Il alloit tousjours aa matin esbaire au bois qui joinct à la fortresse. (Jeh. d'Arus, Mélusine, éd. Jann., p. 88.)

ECHAUFFER , commc s' échauffer :

Tous les chevaux commencèrent à eschauffer et à demourer derrière. (Jbh. »'Arras, Mélusine, p. 30. )

ÉCLIPSER, comme s'éclipser :

Cest une chose fort estrange que de veoyr le soleil esclipaer a mydy. (Palsgr., 'jcselairc, de la lang, jranç,^ p. 521.)

ÉMOUVOIR , comme s'émouvoir :

Quant les anettes sentent la tempeste esmouvoir en Tair, et qu'elles voilent et rient sur l'eau, bien sceventque pleuve aront sans tempeste. [Êv. des Quen.,p. 125.)

ENDORMIR, comme S endormir^ se trouve dans le Vocabulaire latinfrançais du xive siècle, publié par Escallier, au mot consopiri. ÉVANOUIR, comme s'évanouir :

La chaleur fut si grande qu'il en esvanouiL (D'Aub., Fœnesie, m, 7.) C'est assez faict pour esvanouyr

Qu'estre tousjoursen ces aboys. {Farce de Colin qui loueetdespite Dieu.) Ce sot mari, qui de prime face avoit pensé eavanouir, (H. Estibnnb, ilpo/. pour iérod.j c. 15.) — Elle estoiten grand danger d'esvanouir. (D'Urfé, Asirée^ i,4.)

FACHER, comme se fâcher :

Elle plaindra, elle faschera^ De rechiner ne cessera. {Les Ténèbres de mariage, quarte Lee.)

FAMILIARISER, comme se familiariser :

Gardant une humble et douce gravité, sans familiariser avec ceux qui leur pareront. (S. Franc, de Sal., Constit, pour les Relig. de la Vieil,, xxiii.) -> Qu'elle la supérieure) ne familiarise pas en telle sorte avec les unes, que cela puisse servir le tentation d'envie aux autres. (Id., ibid.y xxix.)

FERMER , comme se fermer, être ferme :

La porte alloit fermer, (D'Aub., Hist, univ., iv, 4, !'• éd.)

FLÉTRIR , comme se flétrir :

Ceste fleur commence kflaitrir. (Palsgrave, Lesclaire, de la langue fr,, p. 651.) Mais par moi, mon humble fleurette

Fleurira tousjours sans jléirir, (J. de La Taille, Le Bios, de la marg.) Cependant que la jeunesse Nous répand de sa richesse, Tousjours gais nous'florissons; Mais soudain nous flétrissons,

Assaillis de la vieillesse. (Oliv. de Magny, Od., ui, 1559.)

Il s'agissoit, non d'une couronne qui flétrit sur la tête du vainqueur, mais de cette couronne immortelle.... (Mascaron, Or, fun, de Tur,, m.)

GAUDiR, comme se gaudir ;

11 alla gaudir à Paris. (CoomLLART, Enqmie.)

Mieux vault gaudir et despencer. {Farce de Folle Bobance,)

Ils eussent bien voulu, par leurs dilations et remises, me faire perdre I'ocm-

sion qui se présente de pacifier mon royaulme, pour faire tousj ours leurs affaires

à mes despens, gaudir et profiter de mes travaux. ( Lett. miss, de Henri f F, t. iv,

HATER , comme se hâter :

11 ne faut point tant hasterf et Ton a assez temps. (Comxinbs.)

HÉRISSER , comme se hérisser :

Mes cheveux étonnez hérissent en ma teste. (D'Aub., Les Trag., i.)

Sa barbe et ses cheveux de fureur hérissoiem* (Id., M., iv.)

On a veu à ta table, en public, tes cheveux Hérisser en contant tels accidenta affreux. (fd., ibid., v.)

JOUER DE, comme se jouer de :

Et bien! vous, conseillers des grandes compagnies,

Fils d'Adam qui jouez et des biens et des vies,

Dites vrai, c'est à Dieu que compte vous rendez.

Rendez-vous la justice ou si vous la vendez? (D'Aub., Les Trag,^ m.)

LAMENTER , commc se lamenter :

Et bien! qu'avez-vous, qui lamentez si fort? (Lariv., Les Esprits, iv,3.) La malheureuse orfraie, Sur un chevron constante à lamenter^ Toute la nuit, par un cri qui Teffraie, A son chagrin semble encor insulter. (Sénecé, Cont., Filer leparf.am.)

LEVER , comme se lever, ou se relever :

Leva Ernoh de Mal-Bréon,

Qui moult est saiges de raison. {Parton, de Blois^ v. 64T7, éd. Crap.) - Dès que l'aube [vient] veult lever.

{Les Drois noulv, establis sur les femmes.) Et tantost aprez, leva la lune belle et clère. (Jeh. d'Arras, Mélus,^ p. 30.)— Et de fortune le soleil levaen mesme temps. (D'Urfe, Astrée, i, 5.) — Je vous dypour Euvangile que nul qui veult gaignef au jeu de dez ne se doit jamais asseoir, pour jouer, son dos devers la lune, où qu'elle soit lors, ains lui doit tourner le visage, ou se ce non, jamais il n'en lèvera sans perte. {LesÈvany. des Quen. , p. 50.) Lever à six.

Manger à dix, Souper à six. Coucher à dix,

Font vivre l'homme dix fois. dix. {Recueil de Grutheb.)

Et le pouvre homme porte toute la charge de la meson, de coucher tart et lever

matin. {Les quinze Joyes de mar., m.) — Etsuy d'accord de lever demain. {Ibid.)

Dans ce dernier exemple, où il s* agit d'une femme, /ei;erestdit comme relever, faire ses relevailles^

[NTENiR, comme se maintenit' :

Diea , se dist le roy d'Arragon , ce seroit une merveilleuse chose si ung bourgeois de Paris pouvoit maintenir en tel estât si longuement comme usques icy. [Le Hom, de Jeh, de Paris,)

3UER , comme se moquer :

Je croy que vous mocquez, (Lariv.» Le Fidèle^ i, 2.)

LTiPLiER, comme se multiplier .

ni très-certain que, dedans et dehors, les praticques et desseins y muUieus les jours. (Lelt, miss, de Henri /F, t. iv, p. 99.)

.INDRE, comme se pteWre. (Voir cet article.)

SNDRE A , comme se prendre à , dans le sens de commencer :

Durement commence à plorer,

Puis en plorantpm^ à parler. [Floire et Blancefi,, éd. du Mér.,v.711.)

La dame pmi à regarder. (Liroum, duchasi.de Coiict,v. 175, éd. Grap.)

En son cuer prent à recorder

Le doux maintien et le parler

De sa dame à noble manière,

Qui n'est outrageuse ni fière. (Ibid,, v. 311.)

Vers le chatel prent à aler. • {lùid.j v. 430.)

Li chastelain prent à monter

En la salle qui fu bien paint€ ^Ibid., v. 434.)

Disant ces molz, sa face colorée Print à blesmir. (J. Marot, Le Voyage de Gênes,)

LEVER, comme se relever. (Voir cet article.)

PENTiR , comme se repentir :

s en pouvez Tepcfiiir. (Rabel., i, 25.)

VEILLER , comme se réveiller :

trois mois sont sans resveilter (les lûirs.) (Villon, Grant Test., cxnii.)

La lune est coustumière

Renaistre tous les mois ;

Mais quand nostre lumière

Sera morte une fois,

Longtemps sans réveiller

Nous faudra sommeiller. (Ronsard, Od,j u, 5.)

IDIR , comme se roidir :

Les nerfs des jambes et des bras Raidissent au mourant à l'heure du trespas. (D'Aub., Les Trag,, i.)

Deux fois le fer échappe à la main qui roidit. (Id., ibid.)

RRER , comme se serrer :

cœur lui serra et tomba pasmé aux pieds du roi de France; [Le Rom, de !e Par,)

i dirait aujourd'hui : son cœur se serra.

288 EVAPORER. — EVlfiENCE.

TAIRE , comme se taire :

Encore m&is t tayraS'iuf (Serm,joy, de bienboifre,)

Yoire au milieu de mon ynartire.

Me faut essayer la satire.

Souffrir et latre je ne puis. ^J.-Â. de Baïp, Les Mimes.)

ÉVAPORER, fig. ÉVAPORER son souci , comme on dit évaporer son chagrin , évaporer sa bile :

Et que le cœur lassé du souci qui l'accable,

Cherche à Vévaporei- par de si vains discours? (/mie, i, 10, éd. 1651.]

— ÉVAPORER DES SOUPIRS, exhalcF dcs soupirs :

Ne pensez qu'à l'époux que mon choix vous destine,

Vinius vous le donne, et vous l'accepterez

Quand vos premiers soupirs eeront évaporés, {Oth., v,4.}

Corneille emploie fréquemment ce verbe avec le pronom personnel , dans le sens de s'exhaler, éclater au dehors :

J'ai caché si longtemps l'ennui qui me dévore,

Qu'en dépit que j'en aye enfin il s'évapore, [PuUk., ii, 1.)

Souffrez qu'une imprudente ardeur, Prête à s'évaporer^ respecte ma pudeur. [Ibid.j u, 1.)

Il est temps de te dire Et quel malheur m'accable, et pour qui je soupire : Le mal qui s'évapore en devient plus léger, Et le mien avec toi cherche à se soulager. {Sur.^ i, 1.)

On trouve de même :' -%

Ce fut là que la tendresse de C armante s'évapora sans scrupule et sans contrainte. IM»« DE ViLLED., Caramantej 2« p., 1. ii.) — L'innocente joie aime à ïévor porer au grand jour, f J.-J. Rouss., Leti, à d'Âlemb, sur les spect., et Nouv. Bel., IV, 10.)

Nous croyons que cette expression imagée pourrait encore très-bien s'employer aujourd'hui, au moins dans certains cas.

ÉVERTUER (s*) , avec un nom de chose pour sujet :

A présent il est temps que ma voix s*évertue. {La Veuve, m, 10.)

Que les pleurs d'une amante ont de puissants discours,

Et qu'un bel œil est fort avec un tel secours !

Que mon cœur s'attendrit à cette triste vue !

Bfa conittance contre elle à regret s*éveriue, {ffor-t n, 5.)

ÉVIDENCE. SE METTRE EN ÉVIDENCE, sc produire, se déclarer:

De quel front oserois-je après sa confidence

Souffrir que mon amour se mit en évidence? {Suite du Ment., iv, 8.)

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