EXCITER. — EXEMPLAIRE
EXCITER A (un nom de pers.), comme exciter contre:
Qne ce jeune monarque immolé de ta main
Te rende abominable à tout le genre humain,
Qu'il t'excite partout des haines immortelles,
Que de tous tes sujets, il fasse des rebelles. {Perth,^ m, 3.)
— EXCITER, avec le pron. pers., dans le sens passif, en parlant d*mi bruit :
Mais sais-tu sous quel nom ce fâcheux bruit 8*exeiie? (Hérael.,i,l>)
EXCUSER A , suivi d'un nom de personne ou de chose personnifiée , pour excuser envers, auprès de :
Non, je te connois mieux, tu veux que je te prie,
Et qu'ainsi mon pouvoir l'excuse à ta patrie. {Bor,, u, 5.|
C'était alors une locution courante, surtout en poésie :
Vous m'excuserez à lui si je ne lui écris; car le messager part. (Halh., Le«., à Peiresc, 13 fév. 1611.)
Mais m' excuser à toi qui te veux abuser,
C'est une lâcheté- (T. Corn., Dar., iv, 5.)
J'ai cherché des raisons pour excuser à ma tendresse le relâchement d'amitié qu'elle voyait en vous. (Mol., Le Festin de Pierre^ i, 3.)
On disait de même acquitter à, pour acquitter envet^s:
Aussi, ma gloire est si grande
D*un trésor si précieux.
Que je ne sais quelle offrande
M'en peut acquitter aux cieux. (Malh., Sotmeu.)
EXÉCUTER, absol. :
On entreprend assez, mais aucun n'exécute. (Cin., n, 1.}
Et de cette grandeur sur le crime fondée. Dont jusqu'à ce moment m'a trop flatté l'idée, L'image tout affreuse^ au point d'exécuter.
Ne trouve plus en moi de bras à lui prêter. {Sert., i, L)
L'occupation d'un roi doit être de penser, de former de grands projets, et de choisir les hommes propres à exécuter sous lui. (Fbn., Télém,, ii, 2.)
EXEMPLAIRE, adj. une vengeance exemplaire, comme od dit un châtiment exemplaire :
Rends, sans plus différer, ta vengeance exemplaire, {MéLy ii,l.)
— EXEMPLAIRE, subst., type, modèle :
Les poètes, représentant des hommes colères ou fainéants, doivent tirer une haute idée de ces qualités qu'ils leur attribuent, en sorte qu'il s'y trouve un bel exemplaire d'équité ou de dureté. (Prem. Disc.)