SAGESSE
... Et Dieu mit nos sagesses Comme folie au vent... (D'Adbignê, Les Tragiq.t v.)
Et de nos jours :
Deux mille ans, épuisant leurs sagesses frivoles,
N'ont pas pu démentir une de tes paroles. (Lamart., Uarm,^ ui, 5.)
SAPIENGE :
Nos folies ne me font pas rire, ce sont nos «api^/ice^. (Montai g., Ess,y iii, 3.) SENSIBILITÉ :
Mes sensibilités et mon indifférence
Marchent chez vous d'un pas égal.
(M"" DE YiLLED., CEuv. mil., Portr. de l'âme.} Ses sensibilitez pour ma réconciliation prétendue avec M"** de Montferrier soot les seules preuves que j'aie de n'être plus haï. (Id., Le Portefeuille.) — Vous êtes trop bon, repartit tristement la belle malade, de vous apercevoir de ces effets de ma foiblesse, ils ne méritent pas d'être remarquez et ce sont des sensibilUez ordinaires à une jeune personne qui a sujet d'aimer la vie, et qui se voit en danger de la perdre. (Id., Désord. de Vam.^ ii.)— La sagesse païenne ne vouloit les rendre insensibles que parce qu'elle ne pouvoit les rendre soumis et patients ; elle apprenoit à l'orgueil à cacher, et non à surmonter ses sensibilités et ses foiblesses. (Mass., Pet. car., Pâq., i.)— Soyez fidèle à renoncer à votre vanité et aux sensir bilités de votre amour-propre. (Fén., Lett. spirit,^ lix, éd. S. Sulp.)
SÉVÉRITÉ, dans le sens ordinaire, ou dans celui d'austérité :
Je m'embarrasse peu de leurs sévérités mal entendues. (La Yalterib, De Vus» et la vie, c. 5.) — 11 ne faut pas endormir le pécheur par de fausses espérances, ni l'effaroucher par des craintes mal fondées ; ni le délier par des réconciliations précipitées, ni le lier par ùqs sévérités indiscrètes. (Flbch., Prem, exh. povi'la bourse cléric, etc.)
Et au dix-huitième siècle :
Quels supplices pourraient être aussi cruels que ces sévérités muettes et terribles? (MlRAB.)
De même de nos jours :
Le mot de médiocre appliqué à Fontanes, poëte, est injuste, et il Test doublement de la part de M. de Lamartine, qui semble en ceci se venger des sévérités de Fontanes, son précurseur. (Ste-Beuve, Causer, ^ 4 août 1851.)
SOMME, dans le sens de sommeil :
n ne dormit que fort peu ; et ses sommes furent troublez de songes effroyables, et interrompus de veilles encore plus horribles. (Gomberv., Cyther.j ii.)