‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 367 sur 375 · JALOUX. — JETER · texte numérisé non relu

JALOUX. — JETER

entreprise, de laquelle j'espère que Dieu me donnera bonne issue. {Lett. miss, de Henri /K, t. iv, p. 541, 21 mars 1598.)

Cette locution se rencontre fréquemment dans les Lettres missives

JALOUX DE, se rapportant à un nom de chose, pour signifier qui protège , défend :

Madame, je suis reine, et dois régner sur moi.

Le rang que nous tenons, jaloux de notre gloire,

Souvent dans un tel choix nous défend de nous croire. (D. Sanc», i, 2.)

JAMAIS. POUR TOUT JAMAIS, commc à tout jamais :

Adieu pour tout jamais, {Sert, y m, 2.)

JETER UN ROI DU TRÔNE, Fcu précipiter, au figuré :

H peut faire trembler la terre sous ses pas.

Mettre un roi hors du trône, et donner ses Stats. (Cjn., m, é.)

« n y avait, observe Voltaire :

« Jeier un roi du trône, et donner ses États. >

« Mettre hors, ajoute-t-il avec raison, est bien moins énergique que jeter, et n*est pas même une expression noble. Roi hors est dur à Toreille. Pourquoi ne dirait-on p^s jeter du trône? On dit bien jeter du haut du trône? »

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