APPROCHE. — APPROUVÉ
J'avoue qu'un livre n'auroit jamais une approbation universelle et constante, s'il n'étoit très-bien écrit. (P. Daniel, Enirei. de Cléandre et d'Eudoxe, i.)— Il préchoit avec assez ^^approbation dans une église de Paris, lorsqu'on découvrit que, pendant qu'il exhortoit les autres à vivre saintement, il vivoit lui-même fort licencieusement. (Arn., Apot. pour les Cath,^ l"p., c. 22, l"add.)
APPROCHE. VENIR AUX MORTELLES APPROCHES, 611 vcnir aux mains dans un combat à mort :
A voir de tels amis, des personnes si proches,
Venir pour leur patrie aux morielles approches^
L'un s'émeut de pitié, l'autre est saisi d'horreur,
L'autre d'un si grand zèle admire la fureur. (Ifor., ui, 2.)
APPROCHER DE, activ., au sens moral, rapprocher de :
De tant d'enseignements l'amas prodigieux
Ne Rapprochera point du monarque des cieux. {ImiL^ i, 1, éd. 1661.)
On a dit d'une manière analogue :
Puisque l'amour chaste qu'ils ont pour les hommes leur fait quitter le ciel pour la terre, et trouver leur paradis parmi nous, ne devons-nous pas reconnoîire qu'il y a quelque chose en l'homme qui \ approche de ces esprits immortels' (Boss., Serm. pour la fête des SS. ang, gard.)
— APPROCHER, neutre, en parlant d'un coup :
On ne les sent aussi (ces agitations) que quand le coup approche,
Et l'on ne reconnoît de semblal^es forfaits
Que quand la main s'apprête à venir aux effets. {Cinm, nii^l
Voltaire avait dit : « Un coup n'approche pas. » — ^Leca^P approche peut être dur, réplique Palissot, mais l'expression n a rien de blâmable. »
APPROFONDIR, rendre plus profond, approfondir l'abî^ïk