‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 54 sur 375 · APPUI. — ARBORER · texte numérisé non relu

APPUI. — ARBORER

APPUI, fig. PRENDRE DE l' APPUI SUR , faire fond sur :

Mais prenez moins <f appui ttur un cœur usurpé,

Il peut vous échapper, puisqu'il m'est échappé. [lois. d'Or, m» 4.)

iPPUYER, fig. :

Un père est toujours père, et sur celte assurance

J'ose appuyer encor un reste d'espérance, (Fo/., v, 3.)

VPRE, au figuré, cruel :

Aux plus âpres tourments un chrétien est en butu%

Comment en pourrez-vous surmonter les douleur.^,

Si vous ne pouvez pas résister à des pleurs? [PoLy i, 1.)

Les gens de Gornélie, entre qui vos Romains

Ont déjà reconnu des frères, des Germains,

Dont Vâpre déplaisir leur a laissé paroUre

Une soif d'immoler leur tyran à leur maître. (Powp., iv, 1.)

IPRÈS, d'après :

Mais vous en jugerez après la voix publique. [Ment, y i, 2.)

Mit. 0 le charmant portrait ! l'adorable peinture ! Elle est faite à plaisir.

Après le naturel. {Suiu du Meut., ii, 6.)

)n trouve jusqu'à la fin du dix-septième siècle des exemples la préposition après employée pour d'après, à l'imitation de :

38 dialogues ne sont donc pas de ptires fictions , comme l'on se pourroit ima- !r, ce sont des peintures faites après nature. (Fleurt, Disc, sur Platon, iv.) •— rbon, après Homère, comparoit ordinairomenl les hommes à des feuilles d'arqui se succèdent perpétuellement les unes aux autres, et dont les nouvelles 'Aent la place des vieilles qui tombent. (Fén., Vies des anc. phiL, Pyrrhon.)

- APRÈS MON PÈRE MORT, après la mort de mon père :

Après mon père mort] je n'ai point à choisir. {Le Cid, iv, 2.)

HBORER, en parlant de lauriers :

Au milieu de l'Afrique arborer ses lauriers, {Le Cid, 1 1, 5.)

'Académie avait dit : « Arborer ses lauriers est bien repris l'observateur Scudéry, parce qu'on ne peut pas dire arborer irbre, etc. »

oltaire justifie ainsi Corneille :

Arborer ses lauriers » ne veut pas dire mettre des lauriers en e pour les faire croître, planter des lauriers ; mais, comme 'oupait des branches de laurier en l'honneur des vainqueurs, • ^t les arborer que de les porter en triomphe, les montrer de comme s'ils étaient des arbres véritables. Ces figures ne sont-

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