‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 106 sur 743 · HO CENT. — CERVELLE · texte numérisé non relu

HO CENT. — CERVELLE

CENT, pour un nombre indéterminé , en parlant de choses morales :

Et si voire vertu pouvoit croire mes larmes,

Vous nous épargneriez cent mortelles alarmes. (OEd., îv, 2.)

En vain pour me soumettre à ses lâches efforts,

Mon âme a secoué le joug de cent remords, {Sert., 1, 1.)

Quand cent troubles m'agitent, Que la haine, l'amour, l'honneur me sollicitent, Qu'à l'ardeur de puuir je m'abandonne en vain, Hélas 1 suis-je en état de vous donner la main? (Sur., u, 3.)

CERTAIN, au certain, employé comme une sorte de locution adverbiale, pour signifier, d'une manière certaine :

Il ne t'est pas aisé de juger au certain

Quel esprit meut ton âme, ou ta langue, ou ta main. (fmif., m, 15.)

On a dit d'une manière analogue, pour tout certain :

En doulx regard, en parollo et faconde,

Pour tout certain, je ne sçay la seconde;

El qu'ainsi soit, je le dis et soustien. (R. de Coller, Épist., v

Pour tout certain, en un mot résolu,

D'aller vers vous j'eusse faict mon debvoir ;

Mais l'accident m'a gardé de vous veoir. (Id., Êpist. à cert. dames.)

CERVELLE, mettre en cervelle, inquiéter, tourmenter :

Ta curiosité te met trop en cervelle. [Mil., iv, 1.)

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