‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 149 sur 743 · COUP DE MAITRE · texte numérisé non relu

COUP DE MAITRE

Ce sont des coups d'essai, mais si grands que peut-être

Le Capitole a lieu d'en craindre un coup de maître,

Et qu'il ne puisse un jour.... (Nicom., m, 2.)

— grands coups de maître, dit ironiquement en parlant de hardiesses au théâtre :

Comme je ne sais que les règles d'Aristote et d'Horace, et ne les sais pas même trop bien , je ne hasarde pas volontiers en dépit d'elles ces agréments surnaturels et miraculeux qui défigurent quelquefois nos personnages autant qu'ils les embellissent, et détruisent l'histoire au lieu de la corriger. Ces grands coups de maître passent ma portée. Je les laisse à ceux qui en savent plus que moi. (Exam. de Soph.)

— grand coup, au fig., dans le sens d'action éclatante :

Votre bras dans Pharsale a fait de plus grands coups,

Et je ne les demande à d'autres dieux qu'à vous. {Pomp., iv, 3.)

— coup, fig., atteinte :

0 d'un injuste affront les coups les plus cruels!

Vous faites différence entre deux criminels I {Méd., n, $.)

— COUP DE TONNERRE, fig. :

Dût le ciel égaler le supplice à l'offense,

Trône, à t'abandonner je ne puis consentir.

Par un coup de tonnerre il vaut mieux en sortir. (Rodog., v, 1.)

— coup de foudre, au fig., et avec un qualificatif:

Soutiens-moi, Fabian ; ce coup de foudre est grand,

Et frappe d'autant plus, que plus il me surprend. (PoL, n, 1.)

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