‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 178 sur 743 · DÉPLORÉ, — DEPUIS · texte numérisé non relu

DÉPLORÉ, — DEPUIS

Prêt à suivre parlant le déplorable Oresîe, (lUcixt, Anttrom^U I.)

Bji partout de quoi rire fi ili* qrjoî pleurer. Le monde nsi ridicule et j'en 0*. R esi déplorable, et tous en pleure*. (Fién., Pfef. rtr* marte, |

La dernière édition <in Dictiomairt de VAcaHàmw a enregtsteé cette acception «le dtplwahle avec cette observation : <* (1 Se dit quelquefois de* personne s, gfl pn&its et dau* le styla soutenu. »

Les grammairiens du dix-huitième § ifrejp, se conioninint aux décisions des premières édition* du Dictmmuiire de V Académie, proscrivaient ce sens si naturel et si nécessaire par sa brève fargie.

i Déplorable, dît l'abbé d'Olivet, eut un mot qui ne s'applique qu'aux choses.; Il lu lUaionnair* de f Académie en avertit exprès**1 metiL II y a nnjfcftmflUl d'auto» ndttiiu où Racine l'applique à des personnes, et même dans ses dernières 1 ttigédtai. uasnd une faute ne M trouve qu'une seule fois dan» an auteur, il est tutufel de la croire l'effet d'une simple inadvertance, qui ne prouve nen, Mais ■ l'expression est répétée dans des ouvrages différents, et qui ont été faits à dix m dûuie ans l'un de l'autre , cela prouve que c'était une expression avouée par i laleur ; et dés lors, quand il s'agit d'un auteur tel que Racine, il est toujours à propos d'observer quel loi août le» manières de parler qui ont pu ne lui pa» déplaire,, quoique l'usage ne les eût pas autorisées. » {Rem, sm Jlucifie, xi\vt}

rÉPLORÉ, déplorable, sort déplore :

Je voua au rois peut-être alors considéré Plus que ne m'a permis un tort si déploré, (0, S<tMht, ï\ft 1.)

Votre tort est fâcheux, mais non pas déplûrét Puisque vous rencontre* un asile assuré, T. Chhn... / \t, , iur 4.)

— pécheur déploré, comme pécheur désespéré :

Ce» méchants endurcis, ces pécheurs déplorés* If mil», Wt M.j

DEPLORER, avec un nom de personne, pleurer sur :

La gloire de ce choix leur est si précieuse

Et charme tellement leur âme ambitieuse,

Qu'alors qu'on les déplore ils s'estiment heureux

Et prennent pour affront la pitié qu'on a d'eux. {Hor., m, 2.)

DÉPOUILLER l'homme, se dépouiller des faiblesses de l'humanité:

Mais j'ai dépouillé C homme, et Dieu m'a secouru. (Thiod., v, 3.)

C'est une expression de la langue ecclésiastique.

DEPUIS que, dès que, du moment que, dès là que :

Mais un amant fâcheux, soit de jour, soit de nuit, Toujours à contre-temps à nos yeux se produit,

1 Phèdre, H, S, 67. — Alhdlie, 1, 1 , 149.

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