DÉPLORÉ, — DEPUIS
Prêt à suivre parlant le déplorable Oresîe, (lUcixt, Anttrom^U I.)
Bji partout de quoi rire fi ili* qrjoî pleurer. Le monde nsi ridicule et j'en 0*. R esi déplorable, et tous en pleure*. (Fién., Pfef. rtr* marte, |
La dernière édition <in Dictiomairt de VAcaHàmw a enregtsteé cette acception «le dtplwahle avec cette observation : <* (1 Se dit quelquefois de* personne s, gfl pn&its et dau* le styla soutenu. »
Les grammairiens du dix-huitième § ifrejp, se conioninint aux décisions des premières édition* du Dictmmuiire de V Académie, proscrivaient ce sens si naturel et si nécessaire par sa brève fargie.
i Déplorable, dît l'abbé d'Olivet, eut un mot qui ne s'applique qu'aux choses.; Il lu lUaionnair* de f Académie en avertit exprès**1 metiL II y a nnjfcftmflUl d'auto» ndttiiu où Racine l'applique à des personnes, et même dans ses dernières 1 ttigédtai. uasnd une faute ne M trouve qu'une seule fois dan» an auteur, il est tutufel de la croire l'effet d'une simple inadvertance, qui ne prouve nen, Mais ■ l'expression est répétée dans des ouvrages différents, et qui ont été faits à dix m dûuie ans l'un de l'autre , cela prouve que c'était une expression avouée par i laleur ; et dés lors, quand il s'agit d'un auteur tel que Racine, il est toujours à propos d'observer quel loi août le» manières de parler qui ont pu ne lui pa» déplaire,, quoique l'usage ne les eût pas autorisées. » {Rem, sm Jlucifie, xi\vt}
rÉPLORÉ, déplorable, sort déplore :
Je voua au rois peut-être alors considéré Plus que ne m'a permis un tort si déploré, (0, S<tMht, ï\ft 1.)
Votre tort est fâcheux, mais non pas déplûrét Puisque vous rencontre* un asile assuré, T. Chhn... / \t, , iur 4.)
— pécheur déploré, comme pécheur désespéré :
Ce» méchants endurcis, ces pécheurs déplorés* If mil», Wt M.j
DEPLORER, avec un nom de personne, pleurer sur :
La gloire de ce choix leur est si précieuse
Et charme tellement leur âme ambitieuse,
Qu'alors qu'on les déplore ils s'estiment heureux
Et prennent pour affront la pitié qu'on a d'eux. {Hor., m, 2.)
DÉPOUILLER l'homme, se dépouiller des faiblesses de l'humanité:
Mais j'ai dépouillé C homme, et Dieu m'a secouru. (Thiod., v, 3.)
C'est une expression de la langue ecclésiastique.
DEPUIS que, dès que, du moment que, dès là que :
Mais un amant fâcheux, soit de jour, soit de nuit, Toujours à contre-temps à nos yeux se produit,
1 Phèdre, H, S, 67. — Alhdlie, 1, 1 , 149.