‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 32 sur 743 · APPROCHE. — APPROUVÉ · texte numérisé non relu

APPROCHE. — APPROUVÉ

J'avoue qu'un livre n'anroit jamais nne approbation universelle el constante, s'il n'étoit très-bien écrit. (P. Daniel, EntreU de Cléandre et d'Emdoxc, i.) — Il préchoit avec assez d'approbation dans une église de Paris, lorsqu'on découvrit que, pendant qu'il exhortait les autres à vivre saintement, il vivoit lui-même fort licencieusement. (Aux., Apol. pour les Cath., lMp., c. 22, l"add.)

APPROCIIE. venir aux mortelles approghes, en venir aux mains dans un combat à mort :

A voir de tels amis, des personnes si proches,

Venir pour leur patrie aux mortelle* approche*,

L'un s'émeut de pitié, l'autre est saisi d'horreur,

L'autre d'un si grand zèle admire la fureur. (tfor., m, i.)

APPROCHER de, activ., au sens moral, rapprocher de :

De tant d'enseignements l'amas prodigieux.

Ne Rapprochera point du monarque des cieux. [Imit., i, 1, éd. 1651.

On a dit d'une manière analogue :

Puisque l'amour chaste qu'ils ont pour les hommes leur fait quitter le ciel pour la terre, el trouver leur paradis parmi nous, ne devons-nous pas reconnoiire qu'il y a quelque chose en l'homme qui X approche de ces esprits immortels ' (Boss., 8erm. pour la fêle de* SS, ang. gard.)

— approcher, neutre, en parlant d'un coup :

On ne les sent aussi (ces agitations) que quand le coup approche,

El l'on ne reconnotl de semblables forfaits

Que quand la main s'apprête à venir aux effets. (Cuma% ui, 1,

Voltaire avait dit : « Un coup n'approche pas. » — « Le cm\> approche peut être dur, réplique Palissot, mais l'expression n'a rien de blâmable. »

APPROFONDIR, rendre plus profond, approfondir l'abîmk des maux :

Ils étoient plus que rois, ils sont moindres qu'esclaves,

Et la gloire qui suit vos plus nobles travaux

Ne fait qu'approfondir C abîme de leur* maux. [Sertor., in,l-

Approfondir Cablme oh son penchant l'entraîne! (Sacrin, Béret t., i. 3 »

APPROUVÉ, avec un nom de personne, authentique, témoin approuvé :

* Que j'en sais comme lui qui parlent d'Allemagne, Et, si l'on veut les croire, ont vu chaque campagne, Sui chaque occasion tranchent des entendus, Content quelque défaite et des chevaux perdus, * Oui, dans une gazette, apprenant ce langage, S'ils sortent de Paris ne \onl qu'à leur village, El se donnent ici pour témoin* approuvés De tous ces grands combats qu'ils ont lus ou rôvés ! (Ifatf.. m, 3 •)

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